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Gail, diabétique, exulte après la validation de l'assurance santé d'Obama

28/06/2012 02:56 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

"Je suis terriblement heureuse mais j'ai aussi eu du mal à y croire", se réjouit Gail Freyer, 53 ans et diabétique, qui comme des millions d'Américains atteints de maladie chronique a peu d'espoir d'obtenir une assurance maladie sans la loi Obama validée par la Cour Suprême.

"J'avais beaucoup de doute et quand j'ai lu les gros titres ce matin (jeudi) en ligne, je n'en croyais pas mes yeux", dit-elle à l'AFP dans un entretien téléphonique depuis sa résidence dans l'Arizona (sud-ouest).

Gail explique souffrir de diabète juvénile depuis l'âge de 13 ans, une maladie qui requiert des soins et des tests constants.

Propriétaire d'une petite affaire de location immobilière, elle a pu jusqu'en 2010 être couverte par une assurance de l'Etat d'Arizona qui acceptait de couvrir des personnes atteintes de maladie chronique.

Mais la prime à sa charge a fortement augmenté en 2011 et Gail ne pouvait plus payer.

Depuis janvier 2012, elle bénéficie de la loi d'assurance maladie de Barack Obama qui empêche les compagnies d'assurance de refuser de couvrir des patients qui ont des antécédents médicaux et dont les revenus sont modestes.

"Avant l'adoption de la loi Obama d'assurance maladie, aucune société d'assurance aurait accepté de me couvrir dans ce pays en raison de ma maladie chronique", avait expliqué Gail, mercredi, à l'AFP, à la veille de la décision de la Cour Suprême.

"Je suis aux anges", lance de son côté Jane Parks-McKay, 59 ans, qui vit à Santa Cruz en Californie (ouest).

"Je vais pouvoir avoir le choix et ne pas être sanctionnée financièrement parce que je souffre d'un mal chronique", se réjouit-elle, interrogée au téléphone par l'AFP.

Frappée d'un traumatisme cérébral à la suite d'un accident de voiture voici quelques années, elle affirme ne plus avoir besoin de soins particuliers.

Mais les compagnies d'assurance continuent de percevoir cet événement passé comme un risque.

Ainsi, la seule assurance qu'elle a pu obtenir lui fait débourser mille dollars par mois avec une franchise de 5.000 dollars, explique Jane, qui compte ainsi sur la loi Obama dont elle pourra bénéficier en 2014, quand celle-ci sera appliquée entièrement.

"Je suis tellement contente que le fait d'avoir une maladie chronique ne sera plus un obstacle pour obtenir une couverture médicale", dit-elle. "Que Dieu bénisse la Cour Suprême!", s'exclame-t-elle.

Selon l'American Heart Association (AHA), 122 millions d'Américains sont atteints d'une forme ou d'une autre de maladie chronique, dont 7,3 millions de pathologie cardiaque et qui sont dépourvus d'assurance ou doivent payer beuacoup plus cher.

"La décision de la Cour Suprême va probablement être un grand soulagement car ces personnes ne pourront pas se voir refuser une assurance maladie ou être forcés de payer davantage", souligne l'AHA dans un communiqué.

"A partir de 2014, ces Américains vont finalement pouvoir bénéficier des soins essentiels dont ils ont désespérément besoin, à un coût abordable", ajoute l'importante association médicale.

js/lor

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