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G20: Un rapport critique l'organisme chargé de superviser la police de Toronto

28/06/2012 10:39 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

TORONTO - L'organisme civil chargé de superviser la police de Toronto a failli à ses responsabilités en ce qui a trait au maintien de l'ordre durant le sommet du G20 en juin 2010, en partie parce qu'Ottawa n'a pas su lui communiquer adéquatement ses directives, a laissé entendre jeudi un nouveau rapport.

Selon l'analyse indépendante réalisée par l'ancien juge John Morden, la Commission des services policiers de la communauté urbaine de Toronto ne savait presque rien de l'opération de sécurité lors du sommet et s'est retrouvée à jouer le rôle de spectatrice au lieu de faire preuve de leadership.

L'étude commandée par la Commission souligne également que le gouvernement fédéral n'a donné que quatre mois aux forces de l'ordre torontoises pour planifier ce qui était «la plus importante opération de sécurité de l'histoire du Canada» alors qu'un délai de deux ans aurait été mieux approprié.

De plus, la Commission dépendait entièrement des autres pour obtenir l'information dont elle avait besoin étant donné qu'Ottawa fournissait d'abord les renseignements à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et ensuite à la police de Toronto.

D'après M. Morden, la Commission et les services policiers torontois auraient dû être inclus dans le processus de prise de décision puisqu'ils étaient les principaux responsables du maintien de l'ordre et de la sécurité lors du sommet.

L'ex-magistrat reproche aussi aux membres de la Commission de ne pas avoir posé suffisamment de questions au chef de la police de Toronto, Bill Blair, parce qu'ils croyaient à tort ne pas avoir l'autorité nécessaire pour exiger des détails sur le plan opérationnel.

Plus de 1100 personnes ont été arrêtées durant le sommet du G20 à Toronto, qui a aussi donné lieu à des actes de vandalisme.

Le rapport de John Morden est publié quelques semaines après que le Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police de l'Ontario eut dénoncé l'opération de sécurité du sommet, accusant les policiers d'avoir violé les droits civils, d'avoir emprisonné des gens illégalement et d'avoir fait un usage excessif de la force.

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