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Euro-2012 - Portugal: Un nouvel échec mais des promesses pour l'avenir

28/06/2012 08:42 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Le Portugal a une nouvelle fois échoué dans sa quête d'un trophée mais son parcours à l'Euro-2012, achevé sur une demi-finale préfigure peut-être de lendemains qui chantent dans le sillage de la star Ronaldo, enfin digne de son statut en sélection.

Pas de déception mais de la frustration. C'est le sentiment qui a dominé dans le camp portugais après la cruelle sortie face aux champions du monde et d'Europe espagnols au terme de la séance des tirs au but (0-0 a.p., 4 t.a.b. à 2).

Les troupes de Paulo Bento n'ont pas réussi à faire mieux que leurs glorieux aînés, battus en demi-finale de l'Euro-1984, de l'Euro-2000 et des Coupes du Monde 1966 et 2006 et ont même fait moins bien que la place de finaliste de l'Euro-2004 sur leur propre sol. Mais la Selecçao sort la tête haute avec la sensation d'avoir joué d'égal à égal avec les plus grands.

"On a effectué un très bon tournoi si on considère la façon dont on a joué et les équipes contre lesquelles on a évolué, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark et la République Tchèque. On a maintenant la certitude que l'on peut rivaliser avec n'importe quelle équipe dans n'importe quel tournoi", a ainsi analysé le sélectionneur.

La relative jeunesse des cadres incite à l'optimisme du côté de Lisbonne alors que l'échec de 2004 et la demi-finale de 2006 avaient marqué la fin d'un cycle et celle de la génération dorée emmenée notamment par Luis Figo.

Cette fois, avec la tour de contrôle Pepe en défense (29 ans), le feu follet du côté gauche Fabio Coentrao (24 ans), les chiens de garde du milieu Meireles (29 ans), Moutinho (25 ans) et Veloso (26 ans), et l'imprévisible Nani (25 ans), les Portugais peuvent voir l'avenir avec sérénité.

D'autant que le tirage au sort des qualifications pour le Mondial-2014 leur a réservé un groupe plutôt aisé avec la Russie comme seule autre tête d'affiche, Israël, l'Irlande du Nord, l'Azerbaïdjan et le Luxembourg.

Mais la meilleure nouvelle pour le Portugal est l'arrivée à maturité de Ronaldo, pour une fois exact au rendez-vous dans une phase finale. Sa demi-finale a été frustrante, entre marquage strict de la défense espagnole et cette maudite balle de match gâchée à une minute du coup de sifflet final.

Ronaldo n'aura même pas eu l'opportunité de tirer le 5e penalty de son équipe, Cesc Fabregas ayant inscrit le coup de pied vainqueur juste avant. Mais il aura tenu à bout de bras la Selecçao, après deux matches discrets, inscrivant 3 buts sur les 6 du Portugal et régalant le public par des gestes techniques de génie.

"On était bien mais on ne gagne pas par manque de chance. On est déçu de s'arrêter-là. Mais on doit aussi être fiers de notre parcours", a-t-il déclaré.

A 27 ans, le capitaine portugais est bel et bien au sommet de son art et en a pour une fois fait profiter ses coéquipiers, qui lui sont entièrement dévoués dans le système mis en place par Bento.

Lui aussi a désormais les yeux tournés vers le Brésil et la Coupe du monde sans toutefois jamais négliger sa gloire personnelle et ce 2e Ballon d'Or, après celui remporté en 2008, qui l'obsède.

Malgré l'élimination en demi-finale, Ronaldo en reste toujours le grand favori, ses exploits personnels, son titre de champion d'Espagne avec le Real Madrid et surtout ses 46 buts inscrits en Liga ayant durablement marqué les esprits. Ce serait une consolation de poids pour ce joueur hors norme.

kn/grd

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