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Euro-2012 - Baromètre: Buffon a tout bon, Löw tout faux

28/06/2012 05:01 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Gianluigi Buffon, en vue dans les buts italiens, a validé le doublé de Mario Balotelli contre une Allemagne trahie par les changements tactiques hasardeux de Joachim Löw, jeudi en demi-finale de l'Euro-2012.

. Buffon est un mur

"Gigi" Buffon a multiplié les arrêts et découragé les attaquants allemands. Avant l'ouverture du score, il a pris tous les ballons chauds dans le premier quart d'heure dominé par les Allemands, et boxé une frappe de Toni Kroos (13). Après il a stoppé une frappe de Mesut Özil (27), un missile de Sami Khedira vers la lucarne (35) et encore un coup franc de Marco Reus sous la barre (62)! Même s'il a parfois dû s'y reprendre à deux fois, il a toujours été bien placé. Il n'a rien pu faire contre le penalty de Mesut Özil, mais il était parti du bon côté (90+2). Déjà décisif contre l'Angleterre en stoppant un tir au but, il est prêt pour son défi avec Iker Casillas, Euro et titre de meilleur gardien du monde en jeu.

. Les éclairs de Cassano

Antonio Cassano n'a qu'entre 50 et 70 minutes d'autonomie, mais Cesare Prandelli en a toujours fait son élément N.1 depuis son entrée en fonction, car il réussit toujours deux ou trois éclairs de génie. En faisant le tour de Mats Hummels comme d'un piquet, il a amené le premier but de Balotelli (20). Il a réussi une seconde passe qui aurait pu être décisive pour Riccardo Montolivo, mais son coéquipier ne l'a pas exploitée (34). Remplacé par Alessandro Diamanti (57), "Fantantonio" a fait son devoir. Formidable, pour un joueur victime d'un malaise cardiaque il y a huit mois.

. Podolski, la cruelle désillusion

Privé de quart de finale à Gdansk face à la Grèce, Lukas Podolski avait l'occasion d'évoluer dans son pays natal pour cette demi-finale à Varsovie. Hélas pour lui, il n'a jamais vraiment pesé sur le jeu, ratant même des contrôles assez simples et une bonne occasion sur un centre tendu de Jerome Boateng à la 34e, quand le score était encore de 0-0. Né à Gliwice dans le sud du pays, qu'il a quitté à 2 ans quand ses parents sont allés s'installer en Rhénanie du nord (ouest de l'Allemagne), il a dû céder sa place à Marco Reus à la mi-temps. Sa 101e sélection gardera un fort goût d'inachevé.

. Löw, le coup de bluff de trop

Le sélectionneur allemand avait épaté le monde du football avec son flair et ses ruses depuis le début de la compétition, mais sa énième surprise tactique a fait long feu contre l'Italie. Il avait choisi de titulariser Toni Kroos, le milieu relayeur du Bayern à la place d'un joueur de couloir offensif, afin de donner à son équipe l'avantage dans l'axe du terrain. Mais l'équipe allemande a semblé trop souvent empruntée. De même, la confiance à nouveau accordé à Mario Gomez, après lui avoir préféré Miroslav Klose contre les Grecs en quart n'a pas été payée en retour. L'attaquant a bafouillé le peu de ballons intéressants qu'il a eus. Et même la rentrée de Klose au début de la seconde période n'a pas réveillé la "Mannschaft".

hap-eba/ep

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