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Des Palestiniens veulent faire arrêter le n°2 du gouvernement israélien

28/06/2012 11:23 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Des militants palestiniens ont réclamé jeudi à Ramallah l'arrestation du vice-Premier ministre israélien Shaul Mofaz, lorqu'il viendra rencontrer le président Mahmoud Abbas, l'accusant de "crimes" contre la population palestinienne.

"Nous sommes venus aujourd'hui devant le bureau du procureur général pour réclamer que Mofaz soit arrêté plutôt que reçu" a déclaré à l'AFP Ali Obeidat, coordinateur de ce groupe intitulé "Les jeunes qui aiment leur pays".

"Mofaz est responsable de crimes contre notre peuple à Gaza et en Cisjordanie", a-t-il ajouté, en référence à la carrière militaire de celui-ci, un ancien général, chef d'état-major, puis ministre de la Défense pendant la deuxième Intifada palestinienne (2000-2005).

Une quinzaine de manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "Honte à nos dirigeants de recevoir des meurtriers", ou "Jugez Mofaz au lieu de le recevoir".

Le président Abbas doit recevoir dimanche à Ramallah M. Mofaz.

Le négociateur palestinien Saëb Erakat a réaffirmé qu'il ne s'agissait pas d'une reprise des pourparlers de paix.

"Cette rencontre ne sera pas une rencontre de négociations parce que les négociations sont de la responsabilité du Premier ministre israélien et de l'équipe de négociateurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

Le dernier contact direct de haut niveau entre Israël et les Palestiniens remonte au 12 mai lorsque l'émissaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Yitzhak Molcho, avait remis au président palestinien la réponse de M. Netanyahu à une lettre de doléances de M. Abbas.

M. Abbas a affirmé être prêt à rencontrer M. Netanyahu pour un "dialogue sans négociation" en cas de libération des Palestiniens emprisonnés par Israël avant les accords de paix d'Oslo de 1993.

Pour reprendre les pourparlers, bloqués depuis septembre 2010, les dirigeants palestiniens exigent l'arrêt de la colonisation israélienne et la reconnaissance des frontières de juin 1967 comme base de discussions. Israël rejette ces revendications et dit vouloir des négociations "sans condition préalable".

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