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Chypre: l'aide ne doit pas freiner la croissance (chef Banque centrale)

28/06/2012 03:56 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Le directeur de la Banque centrale de Chypre s'est engagé jeudi à travailler avec le gouvernement afin de garantir que l'aide financière demandée à ses partenaires de la zone euro ne comprenne pas de mesures susceptibles de freiner la croissance économique.

La Banque centrale s'évertuera à garantir que les mesures ne "sapent pas les perspectives de croissance économique ni (la position) de Chypre en tant que centre financier", a déclaré Panicos Demetriades, cité par l'agence de presse CNA.

L'aide "permettra à Chypre de surmonter les problèmes actuels et de revenir à une croissance durable dès que possible", a-t-il ajouté.

Chypre, touché de plein fouet par la crise financière grecque, a demandé lundi une assistance financière, d'un montant non encore précisé, pour son système bancaire, devenant le 5e pays de la zone euro à effectuer cette démarche.

M. Demetriades a souligné que l'aide à la croissance "devrait occuper un rôle central" dans la quête du pays pour une stabilité fiscale.

S'agissant de la nécessité d'une réduction des dépenses publiques, il a indiqué que cela "ne devrait pas nécessairement comprendre des réductions significatives des salaires ou des retraites ou d'autres mesures d'austérité qui se feraient au détriment de la croissance".

Plus tôt, le ministère des Finances chypriote avait indiqué que l'impôt sur les sociétés à 10%, qui attire à Chypre nombre d'entreprises étrangères, ne ferait pas partie des éléments qui feront l'objet de discussions avec l'UE et le FMI comme contrepartie à leur aide financière.

"Comme des craintes ont été évoquées sur un éventuel changement de l'impôt sur les sociétés, le gouvernement tient à souligner que cela ne fera pas partie des négociations", a indiqué le ministère dans un communiqué.

"Cette initiative (la demande d'aide, ndlr) assure la stabilité du système bancaire en fournissant les fonds nécessaires à la recapitalisation et à la poursuite ininterrompue des opérations", assure encore le ministère.

Les médias chypriotes ont indiqué que la hausse de cet impôt sur les sociétés, dont le taux actuel est l'un des plus bas de l'UE, pourrait être l'une des conditions imposées par Bruxelles et le FMI à leur aide.

Le FMI a annoncé jeudi qu'il enverrait "la semaine prochaine" une équipe en Grèce et une autre à Chypre afin de préparer le terrain à des discussions officielles entre l'organisation et ces deux pays.

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