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Ajournement des pourparlers intersoudanais, pas d'avancée sur la zone démilitarisée

28/06/2012 05:57 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Les pourparlers directs entre le Soudan et le Soudan du Sud qui se déroulaient à Addis Abeba depuis une semaine, ont été ajournés jeudi au 5 juillet, sans accord sur la délimitation d'une zone tampon démilitarisée le long de leur frontière contestée, selon un membre de la délégation de Khartoum.

"Nous partons en consultations avec nos gouvernements respectifs et reviendront dans une semaine", le 5 juillet a déclaré à la presse Omer Dahab.

A la question de savoir si les deux parties avaient conclu un accord sur une zone frontalière démilitarisée, il a répondu: "malheureusement, non".

Le médiateur de l'Union africaine, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, a félicité les deux parties pour leur "sérieux".

"Les deux parties ont démontré une grande maturité et du sérieux dans leur approche des négociations... c'est bon pour les citoyens du Soudan et du Soudan du Sud", a-t-il déclaré.

La précédente série de discussions directes (30 mai-8 juin) - les premières depuis que les tensions accumulées après la sécession du Soudan en juillet 2011 avaient dégénéré en combats frontaliers meurtriers entre fin mars et début mai - s'était terminée sans accord sur la zone démilitarisée jugée cruciale.

Les négociations, placées sous l'égide de l'Union africaine (UA), visent à régler les différends qui opposent les deux pays depuis la partition du Soudan et l'indépendance du Soudan du Sud, en particulier le tracé de la frontière commune, le partage des ressources pétrolières ou le statut des zones contestées comme celle d'Abyei.

Le Soudan et le Soudan du Sud s'accusent aussi mutuellement d'alimenter une rébellion chacun sur le sol de l'autre.

Le Conseil de sécurité a adopté le 2 mai à l'unanimité une résolution donnant aux deux pays trois mois pour mettre un terme à leurs dissensions, sous peine de sanctions.

Les deux pays sont confrontés à une situation économique très difficile.

Le Soudan du Sud, qui a récupéré en devenant indépendant 75% de la production du Soudan d'avant partition, a stoppé sa production en janvier, se privant de 98% de ses recettes, en raison d'un différend avec le Soudan, dont les oléoducs lui sont indispensables pour exporter son brut.

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