NOUVELLES

Washington dénonce l'attentat contre une télévision d'Etat syrienne

27/06/2012 01:57 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont condamné mercredi l'attentat contre une télévision officielle près de Damas qui a fait sept morts, le premier du genre en 15 mois de révolte en Syrie, au centre d'une réunion internationale prévue samedi à Genève.

"Nous condamnons tous les actes de violence y compris ceux ciblant des éléments du régime" du président syrien Bachar al-Assad, a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, qui a dans le même temps dénoncé la répression sanglante des autorités contre la population.

Une attaque inédite contre une télévision officielle a tué mercredi trois journalistes et quatre gardiens du siège de la chaîne d'Al-Ikhbariya, près de Damas. Selon l'agence officielle Sana, "d'autres personnes ont été enlevées par (des) terroristes qui ont aussi volé du matériel".

"Les groupes terroristes armés ont tué des journalistes, des techniciens et des gardiens, ont déposé des charges explosives dans des locaux et incendié d'autres. Ils ont tué des journalistes en tirant sur eux", a affirmé le ministère de l'Information.

M. Carney a également réagi aux déclarations du président syrien, confronté depuis plus de 15 mois à une révolte populaire réprimée dans le sang, qui a indiqué mardi que son pays vivait "une véritable situation de guerre" mais s'est dit déterminé à l'emporter, selon l'agence Sana.

"Les commentaires d'Assad et son constat de la situation en Syrie ont d'autant plus de poids qu'il a lui-même créé (cette situation), qu'il en est à l'origine", a noté M. Carney devant la presse, insistant: "La brutalité des violences commises contre le peuple sont de son fait à lui".

"Nous sommes d'accord sur le fait que la situation est sérieuse, terrible, elle cause des morts de civils tragiques et inutiles (...) mais la cause en est le refus de Bachar al-Assad de répondre à la volonté du peuple syrien. C'est le résultat de ses choix", a encore souligné M. Carney, en référence au refus du chef de l'Etat de quitter le pouvoir.

Alors que le plan de sortie de crise du médiateur international Kofi Annan est au point mort, ce dernier a annoncé une réunion samedi à Genève sur la Syrie qui rassemblera notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande Bretagne).

col/sam/mdm

PLUS:afp