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Un fermier du N.-B. incarcéré au Liban dit qu'Ottawa n'a rien fait pour l'aider

27/06/2012 03:55 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

DRUMMOND, N.-B. - Un fermier du Nouveau-Brunswick ayant passé 373 jours dans une prison libanaise relativement à des accusations d'exportation de pommes de terre pourries en Algérie affirme que le gouvernement canadien n'a rien fait pour l'aider à revenir au pays.

Dans une entrevue avec La Presse Canadienne, Henk Tepper a déclaré mercredi que l'ambassadeur du Canada à Beyrouth l'avait informé qu'il serait transféré en Algérie afin d'y être jugé.

Diane Ablonczy, ministre d'État des Affaires étrangères, a soutenu par le passé qu'Ottawa avait eu recours à une «diplomatie discrète» pour obtenir la libération du résidant de Drummond, au Nouveau-Brunswick, en mars.

M. Tepper a raconté que les représentants des services consulaires lui avaient aussi dit qu'ils communiquaient chaque jour avec ses proches, ce qui n'était pas toujours le cas.

Aucun membre du bureau de Mme Ablonczy n'était disponible mercredi pour commenter les propos de Henk Tepper, qui accordait sa première entrevue depuis sa sortie de prison.

M. Tepper avait été arrêté le 23 mars 2011 au Liban alors qu'il participait à une mission commerciale au Proche-Orient.

Il a été incarcéré en vertu d'un mandat d'arrêt international parce qu'il aurait exporté des patates périmées en Algérie en 2007 et falsifié des documents.

Henk Tepper a révélé qu'il ignorait complètement qu'un mandat avait été lancé contre lui et que le gouvernement canadien aurait dû l'en aviser avant qu'il ne parte à l'étranger.

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