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Tour de France - Cadel Evans, homme d'expériences

27/06/2012 11:59 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

L'homme, Cadel Evans, n'a pas changé mais le coureur Cadel Evans a pris une stature supplémentaire dans le Tour de France qu'il aborde samedi à Liège (Belgique) en tant que tenant du titre.

"Je vis toujours dans la même maison, avec la même femme. J'ai toujours le même style de vie. Je m'entraîne toujours de la même façon", confiait l'Australien au début du mois dans un entretien publié par Le Dauphiné libéré.

"Certes, autour de moi, cela a changé, parfois c'est dur, cela donne l'impression que mon existence a changé mais je suis resté le même", assurait Evans dont la vie familiale a pourtant été bouleversée à la fin de l'année dernière.

Désormais, Evans est père de famille. Avec sa femme Chiara, il a adopté un petit garçon, prénommé Robel, dans un orphelinat éthiopien: "Parfois, quand je roule, on peut voir un grand sourire sur mon visage parce que je pense à mon petit bonhomme à la maison. Devenir père est une expérience fantastique, ce n'est en rien comparable avec quoi que ce soit dans le domaine du sport."

Côté vélo, l'Australien a acquis une assurance qui se traduit par une sérénité supplémentaire, à entendre son entourage de l'équipe BMC. Sur le terrain, il se montre opportuniste, prêt à saisir toutes les ouvertures comme il a su le faire dans le final de la première étape du Critérium du Dauphiné.

Peut-il gagner alors qu'il a fêté le 14 février son 35e anniversaire ? Lui répond par l'affirmative: "Je pense que oui, en tout cas je vais essayer. J'espère ne pas avoir de malchance."

L'expérience lui a appris la distance nécessaire. En sept participations au Tour depuis 2005, il est monté deux fois sur le podium (2e en 2007 et 2008) avant de grimper sur la plus haute marche en juillet dernier. Un an plus tôt, l'ancien vététiste avait vu ses chances s'évanouir à cause des conséquences d'une chute survenue le jour de sa prise de pouvoir à Morzine-Avoriaz.

S'il figure parmi les meilleurs spécialistes du contre-la-montre, Evans sait que son rival numéro un, l'Anglais Bradley Wiggins, lui est supérieur dans l'exercice. "C'est un atout pour lui d'avoir plus de 100 kilomètres de chrono", admet-il.

Mais le souvenir de sa performance de Grenoble dans le dernier contre-la-montre du Tour 2011 -2e à 6 secondes seulement de Tony Martin- rappelle l'efficacité du vainqueur sortant, sa faculté de récupération surtout après une course éprouvante.

"Tant que mon corps répondra présent, je serai motivé et je travaillerai en fonction du Tour, affirme-t-il. Je pense continuer au moins jusqu'en 2013 et je ferai ce que je pourrai pour disputer à chaque fois le meilleur Tour possible".

Pointé en retrait par rapport à Wiggins dans le Dauphiné, Evans compte sur la fraîcheur supplémentaire espérée: "La troisième semaine sera très importante. Il faudra davantage d'énergie à ce moment-là, avec les JO aussitôt après." La solution, peut-être, pour devenir le deuxième vainqueur le plus âgé de l'histoire du Tour, 90 ans après le succès du Belge Firmin Lambot (36 ans en 1922).

jm/sva/jmt

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