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Syrie: l'ONU inquiète des répercussions pour sa force dans le Golan

27/06/2012 12:01 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est déclaré mercredi inquiet des répercussions de la crise syrienne sur la sécurité de ses observateurs qui veillent depuis 1973 au respect du cessez-le-feu sur les hauteurs du Golan, entre la Syrie et Israël.

Dans une résolution qui proroge pour six mois --jusqu'au 31 décembre 2012-- le mandat de cette Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan (Fnuod), le Conseil "appelle les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à prévenir toutes violations du cessez-le-feu et incursions dans la zone de séparation".

La résolution demande "à toutes le parties de coopérer pleinement avec les opérations de la Force et d'assurer la sécurité" de ses membres. Le texte se réfère à un incident survenu le 1er mars dernier et au cours duquel les forces syriennes "ont pénétré dans la zone de séparation" et à des coups de feu tirés en direction des observateurs en février et mars.

La crise syrienne "a commencé à avoir des répercussions dans la zone de responsabilité" de la Fnuod, estiment les 15 pays membres du Conseil, qui se déclarent "gravement préoccupés par toutes les violations de l'accord sur le désengagement des forces" sur le Golan.

Selon un récent rapport du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon au Conseil, environ 230 membres de l'armée et de la police syriennes ont fait une incursion le 1er mars dans la zone de séparation surveillée par la Fnuod malgré les mises en garde de celle-ci.

Le Golan, plateau stratégique syrien, a été conquis par Israël en 1967 et annexé en 1981, ce que la communauté internationale n'a jamais reconnu. Damas veut récupérer la totalité du plateau, qui surplombe le nord d'Israël et où près de 20.000 colons juifs sont installés.

Le chef d'état-major israélien, le général Benny Gantz, s'était déclaré début juin inquiet de l'instabilité croissante sur le Golan provoquée par l'affaiblissement du régime de Damas.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire réprimée dans le sang, qui s'est progressivement militarisée.

avz/mdm

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