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Syrie: Annan veut que l'Iran reste impliqué après la réunion de Genève

27/06/2012 12:57 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Le médiateur international Kofi Annan "rendra compte" à l'Iran des résultats de la réunion de Genève samedi afin de s'assurer que Téhéran "reste impliqué" dans la recherche d'une solution en Syrie, a indiqué mercredi le porte-parole de l'ONU.

M. Annan et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'accordent sur "la nécessité que l'Iran participe à la résolution" de la crise syrienne, a ajouté Martin Nesirky.

L'Iran, allié du régime syrien, n'a pas été invité à la réunion à Genève samedi du nouveau "Groupe d'action" sur la Syrie créé à l'initiative de M. Annan, en raison entre autres de l'opposition des Etats-Unis. La Russie, autre alliée de Damas, souhaitait sa présence à Genève.

Interrogé sur cette absence de l'Iran, M. Nesirky a déclaré que M. Annan "reconnaissait clairement --de même que le secrétaire général (Ban Ki-moon)-- la nécessité pour l'Iran de participer à la résolution" de la crise en Syrie.

M. Annan, a-t-il précisé, "rendra compte à l'Iran après la réunion (de Genève) et s'assurera qu'ils (les Iraniens) restent impliqués" dans la recherche d'une solution.

La réunion de Genève, dont M. Annan a confirmé la tenue, se tiendra samedi au niveau des ministres des Affaires étrangères. Elle rassemblera les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume uni).

Des invitations ont été également adressées à la Turquie, au Haut représentant de l'Union Européenne, à M. Ban et au secrétaire général de la Ligue Arabe. Les chefs de la diplomatie du Qatar, du Koweit et de l'Irak, ces derniers au titre de leur rôle au sein de la Ligue arabe, sont également invités.

Selon M. Annan, ce "Groupe d'action" doit notamment se mettre d'accord sur sur "des directives et des principes pour une transition politique menée par les Syriens".

M. Nesirky a précisé que M. Ban se rendrait à la réunion de Genève.

Interrogé sur l'absence iranienne, l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a souligné devant la presse qu'il s'agissait d'une décision de M. Annan "que tout le monde était prêt à accepter".

"Le fait que l'Iran et l'Arabie saoudite n'aillent pas à Genève ne veut pas dire qu'ils seront totalement écartés (car) ils ont de toute façon une influence" sur ce dossier, a-t-il souligné. Il a prédit des "contacts divers" entre les principaux participants à la réunion de Genève et ces deux pays "pour les inciter à jouer un rôle conforme aux résultats de la conférence".

L'ambassadeur iranien Mohammed Khazae a fait valoir que "personne ne peut négliger l'influence et le rôle constructif que (l'Iran) a joué et joue dans la région". Il a réaffirmé que Téhéran soutenait le plan Annan de sortie de crise et s'opposait "à toute intervention étrangère et à toute fourniture d'aide militaire à des groupes armés en Syrie", en référence à l'opposition au régime de Bachar al-Assad.

avz/mdm

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