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Nouvelles manifestations réprimées au Soudan

27/06/2012 12:34 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Des manifestations ont été de nouveau réprimées mercredi au Soudan, au 12e jour du mouvement de contestation, malgré les appels à la retenue lancés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont indiqué des témoins.

Une centaine d'étudiants sont notamment descendus dans les rues de la ville de Kassala (est) pour le deuxième jour consécutif. Brandissant des photos de leurs camarades arrêtés, ils ont dénoncé la hausse des prix alimentaires, avant d'être dispersés par la police anti-émeutes qui a fait usage de gaz lacrymogènes, selon des témoins.

Des associations de défense des droits de l'Homme affirment qu'un grand nombre de manifestants ont été interpellés depuis le début des protestations le 16 juin devant l'Université de Khartoum, qui se sont rapidement étendues à d'autres endroits de la capitale et du pays.

"Le Soudan doit mettre un terme à sa répression des manifestations pacifiques, libérer les personnes arrêtées et autoriser les journalistes à couvrir librement les événements", a affirmé l'organisation Human Rights Watch dans un communiqué.

"Alors que la plupart des personnes interpellées ont été libérées après quelques heures ou quelques jours, des groupes soudanais suivant la situation estiment que plus d'une centaine sont toujours en détention", a-t-elle souligné.

Washington avait condamné mardi les arrestations et les violences à l'encontre de manifestants. "La crise économique du Soudan ne peut être résolue en arrêtant et en maltraitant les manifestants", avait déclaré Victoria Nuland, la porte-parole du département d'Etat, en réclamant leur remise en liberté.

Mardi également, le ministre britannique chargé de l'Afrique, Henry Bellingham, avait demandé "la libération des personnes arrêtées alors qu'elles participaient à des manifestations pacifiques, et (appelé) les forces de sécurité à agir avec retenue".

Le président Béchir, au pouvoir depuis 23 ans, avait minimisé dimanche soir le mouvement de protestation, assurant que la multitude de petites manifestations ne constituaient pas une nouvelle étape du Printemps arabe.

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