NOUVELLES

Le Canada doit vanter son ouverture pour contrer le terrorisme, selon John Baird

27/06/2012 05:25 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a soutenu mercredi que la meilleure manière de lutter contre le terrorisme était de faire savoir au monde entier que le Canada est un pays ouvert, diversifié et accueillant.

Prenant la parole lors d'un forum de l'ONU sur la lutte au terrorisme, M. Baird a affirmé que vanter le respect qu'a le Canada pour la liberté et les droits de la personne l'aiderait à contrer la propagande extrémiste.

Il a indiqué que le gouvernement canadien travaillerait de concert avec d'autres pays partageant son point de vue afin de stabiliser les États vulnérables et limiter les conditions qui permettent aux mouvements extrémistes violents de naître et de se développer.

Le ministre Baird a souligné que le Canada comptait faire des progrès dans ce domaine par le biais de la recherche et de la collaboration, notamment avec le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, une nouvelle organisation internationale menée par les États-Unis.

Ottawa a aussi lancé le projet Kanishka, baptisé en l'honneur du vol 182 d'Air India détruit par une bombe placée par des terroristes en 1985, afin de mener des recherches sur les questions pressantes relativement à l'extrémisme. Cette initiative a été suggérée par l'ancien juge de la Cour suprême John Major, qui avait présidé la commission d'enquête sur l'attentat.

Le rapport de M. Major recommandait également de changer les règles entourant la gestion des renseignements, les poursuites criminelles et la sécurité dans les avions.

En réaction à ces recommandations, le gouvernement fédéral a promis de simplifier les procès des terroristes, ainsi que d'améliorer le programme de protection des témoins et la circulation de l'information sur le financement des groupes extrémistes.

Il a toutefois rejeté la principale proposition du rapport, soit de donner davantage de pouvoirs au conseiller à la sécurité nationale afin qu'il puisse régler les différends entre la Gendarmerie royale du Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité.

PLUS:pc