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L'Allemagne devra vaincre le signe indien en demi-finale de l'Euro

27/06/2012 11:09 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

VARSOVIE, Pologne - Impressionnante depuis le début du tournoi, l'Allemagne sera favorite de la demi-finale l'opposant à l'Italie, jeudi à Varsovie. Mais l'Italie n'a jamais perdu contre l'Allemagne dans une phase finale de grande compétition.

L'Allemagne est exactement au rendez-vous où elle était attendue. Seule formation ayant remporté ses trois matchs du premier tour, qui plus est dans la poule la plus relevée, la National Mannschaft a survolé son quart de finale face à la Grèce (4-2).

De son côté, la Squadra Azzura est arrivée au tournoi avec, accroché au pied, le boulet d'une nouvelle affaire de matchs truqués qui a amené les enquêteurs à frapper jusqu'à la porte de la sélection. Après des débuts timides et deux résultats nuls face à l'Espagne (1-1) et la Croatie (1-1), l'Italie a rallié les quarts en battant l'Eire (2-0). Elle a mérité sa qualification en demi-finale en éliminant l'Angleterre même s'il lui a fallu passer par la loterie des tirs au but après un match conclu sur un score nul et vierge.

L'Allemagne qui va disputer sa quatrième demi-finale de suite, affiche sa constance dans un style toujours emballant. Mais l'Italie est éternelle tout en étant différente car, après avoir construit sa réputation sur la défense, elle est une des équipes les plus joueuses de l'Euro sous la houlette d'Andrea Pirlo, son meneur d'attaque.

«À ce point, les équipes qui gagnent sont celles dont la défense joue haut et qui ont le courage d'attaquer», a estimé Cesare Prandelli, l'entraîneur italien.

Pour retrouver la finale de l'Euro comme il y a quatre ans, l'Allemagne va devoir vaincre le signe indien car l'Italie n'a jamais perdu face à elle dans un grand tournoi. La dernière confrontation remonte à la demi-finale de la Coupe du Monde de 2006, que l'Italie avait remportée 2-0 après prolongation.

«Nous avons énormément progressé depuis 2006, a expliqué l'attaquant Lukas Podolski, qui figurait dans l'équipe battue cette année-là. Nous avons une philosophie complètement différente et une équipe différente. Les Italiens savent cela, aussi.»

L'Allemagne a montré qu'elle disposait de très importantes ressources offensives. En quart, son entraîneur Joachim Loëw s'est même offert le luxe de lancer de jeunes joueurs comme Marco Reus et Andre Schuerrle en laissant sur le banc Mario Gomez, un des quatre leaders du classement des buteurs avec trois buts.

«L'Italie est d'un calibre complètement différent de celui de la Grèce, a cependant assuré Loëw. Nous pourrions procéder à un ou deux changements.»

Les problèmes de l'Allemagne se situent plutôt en défense et les Italiens ne devraient pas se priver de tenter de porter le fer là où cela fait mal.

L'Allemagne a inscrit neuf buts depuis le début de l'Euro contre quatre pour les Italiens. Pour cette dernière, ce n'est pas faute de se procurer des occasions mais elle manque d'efficacité devant le but à l'image de la faillite de Mario Balotelli face à l'Angleterre.

«Nous devons jouer notre match et prendre des risques car de toutes manières, nous encaisserons un but tôt ou tard, a assuré Prandelli qui n'entend rien changer à sa stratégie. Je préfèrerais prendre un but en contre-attaque que d'attendre et de subir durant vingt minutes.»

L'Italie a le désavantage d'avoir dû disputer une prolongation contre l'Angleterre et d'avoir, par ailleurs, deux jours de récupération en moins que les Allemands.

«Nous n'avons pas eu beaucoup de jours pour retrouver notre énergie, a précisé Prandelli. Cela va être dur de les battre, mais si nous nous préparons, il n'y a pas d'équipe imbattable.»

Prandelli a également un problème d'effectif. Son milieu de terrain Daniel De Rossi et ses défenseurs Giorgio Chiellini et Ignazio Abate sont aux soins alors que Christian Maggio, le remplaçant d'Abate, sera suspendu.

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