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Initiative diplomatique entre l'Iran et la Grande-Bretagne

27/06/2012 03:58 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

L'Iran et la Grande-Bretagne ont chargé des pays tiers de représenter leurs intérêts dans leurs capitales respectives, ont annoncé mercredi des médias iraniens, sept mois après que Londres a fermé son ambassade à Téhéran et ordonné la fermeture de la représentation iranienne.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a indiqué, selon des propos rapportés par ces médias, que le sultanat d'Oman allait représenter les intérêts iraniens à Londres et la Suède les intérêts britanniques à Téhéran.

Cette décision avait été prise à l'issue d'une rencontre à Kaboul avec son homologue britannique William Hague, en marge d'une conférence sur le futur de l'Afghanistan mi-juin.

Le Foreign Office à Londres n'était pas disponible dans l'immédiat pour confirmer cette information.

Les relations entre Téhéran et Londres sont au plus bas depuis la fermeture en novembre dernier de l'ambassade britannique à Téhéran, après la mise à sac du bâtiment par des étudiants islamistes.

Le Royaume-Uni avait également ordonné la fermeture de l'ambassade irannienne à Londres en raison de cet incident, mais aucun des deux pays n'a formellement coupé les liens diplomatiques avec l'autre.

Le 29 novembre, des centaines de partisans du régime décrits comme des membres de la milice islamique du Bassij avaient saccagé l'ambassade et un autre complexe diplomatique britanniques dans la foulée de manifestations contre les sanctions occidentales visant Téhéran pour son programme nucléaire controversé.

"En vertu de l'accord auquel nous sommes parvenus, Oman abritera la section des intérêts iraniens en Grande-Bretagne, et la Suède celle des intérêts britanniques en Iran", a déclaré M. Salehi selon des propos rapportés par les médias.

M. Salehi a estimé que cela "faciliterait l'accès de nos citoyens (en Grande-Bretagne NDLR) aux services consulaires".

La Grande-Bretagne a été l'un des premiers pays européens à adopter des sanctions contre la banque centrale iranienne pour faire pression sur la République islamique concernant son programme nucléaire, dont les Occidentaux craignent qu'il ne dissimule, sous couvert d'activités civiles, un projet militaire.

fpn/cnp/cco

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