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Gérald Tremblay somme Jacques Duchesneau de se rétracter

27/06/2012 01:56 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a sommé mercredi l'ancien chef de police Jacques Duchesneau de se rétracter et de s'excuser, dans la foulée de propos rapportés par le quotidien The Gazette.

L'ancien directeur de l'Unité anti-collusion aurait déclaré au quotidien montréalais qu'on ne devrait même pas acheter un vélo usagé du maire, et que M. Tremblay peut bien aller chez le diable.

Le maire de Montréal a estimé que ces attaques sont inacceptables et indignes. Une représentante du maire, Martine Painchaud, n'a pas été en mesure d'indiquer quels recours M. Tremblay pourrait adopter si jamais M. Duchesneau refuse de lui présenter les excuses demandées.

Le maire a aussi profité de l'occasion pour répéter que M. Duchesneau ne l'a jamais mis en garde, comme il le prétend, contre certains membres de son entourage. Dans un communiqué émis mercredi, M. Tremblay demande à M. Duchesneau d'identifier, dans les meilleurs délais, ces individus. M. Tremblay affirme qu'il aurait agi si M. Duchesneau lui avait bel et bien transmis ces informations.

Le maire se demande aussi pourquoi M. Duchesneau n'a pas nommé les individus en question lors de son témoignage devant la Commission Charbonneau.

Mme Painchaud a précisé que la demande de rétractation formulée mercredi par le maire ne porte pas sur ces allégations de M. Duchesneau, mais uniquement sur les propos rapportés par The Gazette.

Samedi, M. Tremblay avait reconnu avoir rencontré M. Duchesneau en juillet 2009 pour parler des allégations de corruption et collusion qui circulaient dans le monde de la construction, tout en réfutant que des noms précis lui aient été fournis.

M. Duchesneau avait brigué la mairie de Montréal en 1998, mais avait été battu par Pierre Bourque. Celui-ci a ensuite été défait par Gérald Tremblay en 2001.

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