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France: vers une régularisation au cas par cas des clandestins (ministre)

27/06/2012 06:25 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé mercredi une circulaire sur la régularisation au cas par cas des clandestins étrangers, tout en excluant de dépasser le chiffre d'environ 30.000 par an en vigueur sous le précédent gouvernement de droite.

"Une circulaire pour préciser les critères" de régularisation "est donc en préparation", a déclaré le ministre dans un entretien au quotidien Le Monde, en soulignant qu'"il n'y aura pas de régularisation massive".

Il a précisé que les critères sont "les années de présence en France, la situation par rapport au travail, les attaches familiales, la scolarisation des enfants".

"Les régularisations doivent se faire en s'appuyant sur des critères précis, objectifs, compréhensibles, à la fois par ceux qui sont dans cette situation, ceux qui pourraient venir sur notre sol national, et nos compatriotes", a expliqué M. Valls.

Selon lui, les critères ont été interprétés de manière beaucoup trop restrictive et n'ont pas été appliqués de manière uniforme sur l'ensemble du territoire par le précédent gouvernement".

"Je veux mettre fin à l'arbitraire mais les personnes susceptibles d'être éloignées, et il y en aura, doivent être traitées dignement et être en mesure de faire valoir leurs droits", a estimé le ministre.

Le ministre socialiste a écarté une régularisation plus ample que les 30.000 par an réalisées sous le président de droite Nicolas Sarkozy, qui militait pour une réduction des flux.

"Aujourd'hui, la situation économique et sociale ne permet pas d'accueillir et de régulariser autant que certains le voudraient. C'est ma responsabilité de ministre de l'Intérieur de le dire. Je l'assume".

M. Valls estime que la politique de l'ex-chef d'Etat "a été marquée par des coups de menton et par l'idée que l'immigré était responsable des problèmes des Français".

"Etre de gauche, ce n'est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse. Il faut mener une politique républicaine, conforme aux valeurs de la France, tenir compte de la situation économique et sociale de notre pays et poser, effectivement, des critères", a-t-il déclaré.

Le ministre a annoncé d'autres circulaires pour mettre fin à la rétention des familles et faciliter les naturalisations qui ont chuté de 40% entre 2010 et 2011, et une loi pour créer un nouveau titre de séjour de trois ans.

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