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Euro-2012 - Italie: Barzagli a fini par s'imposer

27/06/2012 10:19 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Andrea Barzagli est devenu le patron de la défense italienne, à 31 ans, après un parcours tortueux et de longues absences, et s'opposera aux attaquants allemands, jeudi en demi-finale d'un Euro-2012 qu'il a failli rater.

"Barzaglione" est le roi de la défense. Le "Lion" est l'Italien qui connaît le mieux Thomas Müller et consorts pour les avoir régulièrement affrontés avec les "Loups" de Wolfsburg, où il a évolué deux saisons et demie (2008-janvier 2011).

Champion du monde 2006 en jouant deux matches, il avait disparu des radars de la sélection pendant trois ans entre 2008 et 2011, et le voilà devenu un pilier de la "Nazionale".

Il a pris une telle importance aux yeux de Cesare Prandelli que le sélectionneur l'a maintenu dans le groupe pour l'Euro alors qu'il s'était blessé le 4 juin à l'entraînement, une déchirure au mollet gauche qui devait initialement lui coûter 20 jours d'absence.

"On fera tout pour qu'il récupère à temps, ça en vaut la peine", avait dit le docteur Enrico Castellacci. "Barzaglione" a mis les bouchées doubles, Prandelli lui a gardé sa place, et finalement il a pu revenir pour le dernier match de poules contre l'Eire, le 18 juin.

Sans lui, l'Italie était repassée à cinq défenseurs. Depuis son retour, l'arrière-garde est revenue à quatre éléments, et n'a plus pris de but! Il a notamment muselé Wayne Rooney en quarts de finale (0-0, 4 t.a.b. à 2). Il doit maintenant contenir Miroslav Klose, qu'il a déjà croisé en Bundesliga et en Serie A (1re division italienne), puisque le buteur allemand vient de passer sa première année à la Lazio Rome.

A 31 ans et 31 capes, Barzagli, médaille de bronze aux jeux Olympiques d'Athènes avec les Espoirs, a pourtant un rapport compliqué avec la sélection, depuis sa première sélection le 17 novembre 2004 contre la Finlande (1-0).

Remplaçant de Marco Materazzi, suspendu, contre l'Ukraine (3-0), pour les quarts de finale du Mondial allemand, il paraissait promis au plus bel avenir "azzurro".

Titulaire de Roberto Donadoni au début de l'Euro-2008, après le forfait de Fabio Cannavaro juste avant le tournoi, Barzagli a perdu sa place dans le naufrage au premier match contre les Pays-Bas (3-0).

Il n'a plus joué entre Chypre-Italie (1-2) le 6 septembre 2008 et Serbie-Italie (1-1) le 7 octobre 2011. Mais si Marcello Lippi l'a ignoré et ne l'a pas emmené au Mondial sud-africain, où la défense italienne a coulé sans Barzaglione (élimination au premier tour), Prandelli a fini par le rappeler.

Et sa prestation à Belgrade, dans le seul match compliqué des qualifications pour l'Euro, a convaincu Prandelli.

Barzagli est devenu une autorité, et une assurance, en étant le chef de la meilleur défense d'Italie, la Juventus Turin, à trois comme à quatre éléments derrière, et pièce majeure du titre de champion (20 buts encaissés).

Mais en club aussi, il a mis du temps à s'imposer.

Après des débuts dans les petits clubs italiens, Barzagli a réussi une première bonne saison en Serie A (1re division) au Chievo Vérone (2003-2004). Il est passé par Palerme (2004-2008) avant de rejoindre Wolfsburg. Là, il est devenu à la surprise générale champion d'Allemagne dès la première année. Un bon signe avant d'affronter les Allemands?

eba/grd

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