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Euro-2012 - Allemagne: Marco Reus, agent provocateur

27/06/2012 09:07 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Surnommé "Rolls-Reus" par les médias allemands et britanniques, et auteur d'une performance remarquée face aux Grecs en quart de finale de l'Euro-2012, Marco Reus est le nouveau dynamiteur de défenses de la Mannschaft.

Avec sa boucle d'oreille, ses bagues et son physique d'adolescent au gabarit quelconque (1,80 m pour 70 kilos), Marco Reus, 23 ans, dégage la même impression d'aisance et d'ambition assumée sur le terrain qu'en dehors.

Très rapide, doué techniquement, bon dans les duels, bon devant le but, il est le prototype du joueur offensif qu'apprécie Joachim Löw, qui lui a témoigné toute sa confiance en le titularisant samedi dernier pour le quart de finale face à la Grèce (4-2).

Avec Mario Götze et André Schürrle -à qui une grande complicité l'unit dans la vie également- il incarne la "nouvelle nouvelle" génération allemande, qui pousse déjà derrière les Özil, Gomez ou Müller.

Lors de sa première titularisation dans cet Euro, il a ouvert de grandes brèches dans la défense grecque par ses appels de balles, ses dribbles et ses excellentes remises, même si l'Allemagne n'en a que très peu profité en première période.

Mais son travail de sape, et celui de toute l'équipe, a payé en seconde période. Lui-même y est allé de sa réalisation, une volée puissante sous la barre des buts désertés par le gardien grec, pour le 4-1 (74e).

Quant à savoir s'il est maintenant assuré d'une place dans le onze de départ, le principal intéressé joue, comme le reste de la Mannschaft, collectif: "tout ce qui compte c'est le bien de l'équipe. L'entraîneur prendra, comme toujours, la bonne décision", a-t-il répondu.

Face à l'Italie, en demi-finale, sa pointe de vitesse pourrait être précieuse. Mais face à des Azzurri roublards et qui développent un jeu plus offensif que par le passé, l'expérience internationale et le volume de jeu défensif d'un Thomas Müller pourraient prévaloir.

Reus ne manque en tout cas pas d'ambition ni d'assurance. "Avant le tournoi, on s'est fixé un objectif, c'est de gagner cette compétition. Je crois qu'on a élevé notre niveau de jeu pendant ce tournoi et le succès ne dépend que de nous", a-t-il affirmé.

Mais le garçon a les pieds sur terre. Interrogé sur son surnom et sur l'intérêt médiatique soudain pour sa personne, il a juste répondu: "on ne peut pas influencer les surnoms (qu'on vous donne), tout ce que je veux, c'est mettre plein gaz pour l'équipe".

Il ne manque pas d'esprit non plus, comme dans cette réponse adressée à une journaliste chinoise qui lui disait qu'il avait une plus belle coiffure que Mario Gomez: "j'essaye toujours de donner le meilleur de moi-même".

Il se montre tout aussi raisonnable quand il s'agit de gérer sa carrière, opposant une fin de non-recevoir aux clubs anglais, dont Manchester City, ou au Bayern Munich, qui lui faisaient des appels du pied.

Il a préféré Dortmund, double champion d'Allemagne, mais surtout club de sa ville natale et à l'ambiance nettement plus familiale. Cela lui permettra de jouer avec Mario Götze et de continuer à voir son "pote" Schürrle, qui évolue à Leverkusen, à 90 km.

Les jaune et noir ont tout de même dû débourser 17,5 millions d'euros pour s'attacher ses services jusqu'en 2017.

hap/nip

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