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Euro-2012 - Allemagne: Löw veut "fatiguer" les Italiens

27/06/2012 01:57 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Le sélectionneur de l'Allemagne Joachim Löw espère que son équipe arrivera à imposer son jeu lors de la demi-finale de l'Euro-2012 contre l'Italie, jeudi à Varsovie: "si on arrive à garder un rythme élevé, on arrivera à les fatiguer".

Q: Joachim Löw, quand on prépare ce genre de match, à quoi fait-on le plus attention ?

R: "Les quatre dernières équipes encore en lice étaient les meilleures dans le tournoi et méritent complètement de disputer une place en finale. Sur les matches que j'ai vu, ce sont en tout cas celles qui ont fait la meilleure impression sur le plan du football. Ce sera très serré, le niveau est très homogène, on aura sans doute besoin, dans un match comme une demi-finale, d'un peu de réussite pour passer. On est bien préparé, on se réjouit de disputer ce match, on connaît nos forces. On est tout à fait en mesure de battre l'Italie".

Q: Dans ce match l'ennemi public numéro un semble tout désigné, Andreas Pirlo...

R: "Pirlo n'est pas qu'un bon joueur, c'est lui donne l'impulsion, qui a l'inspiration. Nous devons l'entraver dans son rayonnement, dans son action et réfléchir à comment nous pourrons dominer dans l'axe, ce qui pourrait décider du match. Mais je pense que nous sommes tout à fait en mesure d'imposer notre rythme aux Italiens, et je suis assez certain qu'on y arrivera".

Q: Pensez vous que les deux jours de récupération supplémentaires pour l'Allemagne et le quart de finale à rallonge de l'Italie puissent peser ?

R: "l'Italie s'est améliorée au fil du match à partir de la 70e. Elle s'est créée beaucoup d'occasions. Et pendant la prolongation l'Italie a dominé et les Anglais se sont progressivement effrités physiquement. Je n'ai pas vu ça du tout chez les Italiens. Ils ont eu 4 jours de repos, et je pense que l'Italie peut digérer ça. Cela se joue aussi dans la tête, et comme ils ont gagné, cela libère une petite énergie supplémentaire et de nouvelles forces. Mais peut-être qu'on y arrivera, peut-être qu'au fil du match, si on arrive à garder un rythme élevé, on arrivera à les fatiguer".

Q: Comment avez vous préparé votre charnière Hummels-Badstuber à défendre contre Balotelli et Cassano ?

R: "Je suis très satisfait de ma charnière, qui a rempli remarquablement bien son rôle jusqu'ici. On a observé quelques séquences de jeu de Cassano ou de Balotelli, et on sait comment ils jouent, comment ils sont positionnés. Nos défenseurs centraux sont préparés à ces joueurs et je suis convaincu qu'ils s'en sortiront bien face à eux. Evidemment, ce sont d'excellents attaquants, avec leurs qualités propres: Balotelli très rapide et imprévisible, Cassano très fort balle au pied. Nos défenseurs centraux, avec l'aide du milieu de terrain et des joueurs extérieurs savent ce qui les attend. (Hummels et Badstuber) sont très forts dans les duels et dans l'analyse tactique, ils se sont d'ailleurs encore améliorés sur ce point au fil de la compétition, donc je n'ai aucun souci là-dessus".

Q: Beaucoup de monde reste épaté par les changements radicaux opérés contre le Grèce en attaque, avez vous eu peur que cela tourne mal ?

R "Je ne prends jamais mes décisions en fonction de ce qui aurait pu arriver. Je décide, que ce soit pour la composition au départ ou les remplacements, uniquement en fonction de ma conviction et de notre philosophie de jeu. Avant la Grèce, j'avais le sentiment que ça se passerait bien en changeant de trio devant, et ça a marché. Tous nos joueurs ont respecté les instructions. Et puis une fois que j'ai décidé, je ferme la porte à tout doute. Ce qui est décidé est décidé, peu importe ce qui peut se passer après.

Propos recueillis en conférence de presse

hap/nip

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