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Deux morts par asphyxie au CHUM sous enquête

27/06/2012 07:39 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT
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MONTRÉAL - L'agression d'un patient sur un autre et deux homicides par asphyxie, survenus au cours des derniers jours dans le département de psychiatrie de l'Hôpital Notre-Dame du CHUM, font l'objet d'une enquête de l'unité des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La police avait été appelée à intervenir vendredi dernier dans le cas de l'agression. Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) a fait état de l'enquête seulement mercredi, disant avoir pris le temps de rejoindre les familles concernées.

La police affirme que l'agression est traitée comme une tentative de meurtre, alors qu'une femme de 71 ans prétend que l'autre patient, un homme de 31 ans, a tenté de lui enlever la vie.

L'homme a comparu, reste détenu et une évaluation psychiatrique a été ordonnée par la cour.

Les cas de deux autres personnes âgées mortes par asphyxie, les 16 et 21 juin, sont traités comme les 13e et 14e homicides à survenir à Montréal cette année.

Vendredi dernier, les policiers se sont rendus vers 13h30 au centre hospitalier à la suite d'un appel pour la tentative de meurtre alléguée.

«À la suite de l'analyse de la scène et la collaboration des gens sur place, les policiers ont été en mesure d'approfondir deux décès survenus dans les jours antérieurs», a expliqué le porte-parole du SPVM, Daniel Lacoursière.

Aucune autre arrestation n'a été effectuée jusqu'à maintenant relativement à ces deux décès par asphyxie.

La direction de l'hôpital a confirmé une agression d'un patient sur un autre dans la même unité de psychiatrie et dit avoir contacté rapidement le SPVM.

«Les informations transmises au coroner et aux enquêteurs ont mené la police à enquêter sur deux décès d'apparence naturelle survenus sur la même période», a indiqué le directeur général associé du CHUM, Yvan Gendron, qui a rencontré les médias lors d'un point de presse tenu à 17 h 45, mercredi, et convoqué à peine 40 minutes plus tôt.

Quelque 70 membres de familles de patients de l'unité ont été contactés.

M. Gendron a parlé de «cas isolés» sans précédent, et a affirmé que l'attention se portait sur les patients, les proches et les employés. Une aide psychologique est offerte.

Le directeur général associé a dit qu'en fonction de l'évaluation des faits, des améliorations pourraient être apportées au besoin.

«Il y a de temps en temps des agressions. Cela fait partie des comportements dangereux dans l'unité (psychiatrique)», a ajouté M. Gendron.