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Dix-sept "extrémistes" et un policier tués dans le Nord du Nigeria (police)

27/06/2012 08:52 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

Des affrontements qui ont éclaté mardi soir avec l'attaque par des islamistes présumés de postes de police et d'une prison de la ville de Kano, dans le Nord du Nigeria, ont provoqué la mort de 17 "extrémistes" et d'un policier, a annoncé mercredi la police nigériane.

"Dix-sept extrémistes ont été tués par nos hommes. Nous avons perdu un caporal de la police", a déclaré le chef de la police de l'Etat de Kano, le commissaire Ibrahim Idris.

Les dernières violences en date dans la deuxième ville du Nigeria, cible à plusieurs reprises d'attaques des islamistes du groupe Boko Haram, ont commencé par des attaques coordonnées au fusil et à l'explosif contre les trois postes de police de Dala, Panshekara et Shallawa.

Une prison, la prison de Garan Dutse, a également été prise pour cible.

"Toutes ces attaques ont été repoussées" par les forces de l'ordre, a ajouté le commissaire Idris.

Il a précisé que trois suspects avaient été arrêtés et étaient interrogés tandis que la police a saisi 14 bombes artisanales, ainsi que des fusils, munitions et véhicules.

Outre les attaques de Kano, des habitants ont rapporté des tirs nourris et des explosions à proximité d'un autre poste de police dans la ville de Damaturu, dans le nord-est du Nigeria, où se sont également déroulés ces derniers temps des affrontements entre forces de sécurité et islamistes présumés.

On ignorait si ces violences avaient fait des victimes.

Les différentes attaques n'ont pas été revendiquées mais le Nigeria est frappé depuis des mois par de nombreux attentats meurtriers revendiqués par le groupe Boko Haram, le plus souvent contre les représentants de l'Etat, les forces de sécurité, et la minorité chrétienne dans le Nord à majorité musulmane.

Deuxième ville du pays et plus grande agglomération du nord, Kano est une cible privilégiée des islamistes. Des attaques et attentats coordonnés y avaient fait au moins 185 morts en janvier.

Des attentats contre trois églises chrétiennes le 17 juin dans Kano et sa région ont provoqué un cycle de représailles entre chrétiens et musulmans, faisant plus de 100 morts en une semaine.

Cette escalade a eu pour conséquence l'intensification des critiques contre le président nigérian Goodluck Jonathan qui a accusé dimanche les "terroristes" de Boko Haram de vouloir "déstabiliser le gouvernement". Il avait renvoyé vendredi son ministre de la Défense et son conseiller à la sécurité nationale.

Pays le plus peuplé d'Afrique avec quelque 160 millions d'habitants, le Nigeria est divisé entre un nord majoritairement musulman et un sud à dominante chrétienne plus riche grâce au pétrole.

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