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Blocus autochtone en Haute-Mauricie: Kelley lance un appel au dialogue

27/06/2012 02:13 EDT | Actualisé 27/08/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Québec espère rétablir les canaux de communication mercredi avec les autochtones de la nation attikamek qui bloquent une voie ferrée et un chemin forestier en Haute-Mauricie.

Les Attikameks veulent perturber les activités forestières de la région pour protester contre la société Kruger qu'ils accusent d'opérer sans leur consentement et sans consultation. À cela s'ajoute une longue listes de récriminations.

En point de presse, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a dit vouloir rétablir le dialogue rapidement de façon à convaincre les leaders autochtones de lever le blocus.

«Je pense qu'on peut trouver des solutions à la table. Nous allons parler avec eux aujourd'hui (mercredi) pour trouver un dénouement parce que les blocus, ce n'est jamais une bonne nouvelle pour le Québec», a affirmé M. Kelley, peu avant la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.

Un barrage a été érigé sur la route 25 entre La Tuque et Wemotaci et un autre entre les hameaux de Parent et Clova. Les manifestants bloquent l'accès aux camions transportant du bois mais laissent passer les résidents et les villégiateurs.

Aussi, les autochtones laissent le libre passage aux trains de passagers de VIA Rail mais menacent de bloquer les convois de marchandise du Canadien National.

Les exigences des manifestants sont nombreuses et fort complexes, selon le ministre Kelley. Certaines ont trait aux négociations avec le gouvernement fédéral sur les revendications territoriales et d'autres concernent le financement d'infrastructures.

«Il y a des éléments qui entrent dans les compétences du Québec et nous sommes prêts à s'asseoir avec les communautés et avec le conseil de la nation attikamek pour voir s'il y a des choses qu'on peut régler au niveau bilatéral», a assuré M. Kelley, dont la dernière rencontre avec les leaders des communautés de Wemotaci et Obedjiwan remonte à une dizaine de jours.

La ministre responsable de la région, Julie Boulet, a pour sa part exprimé son inquiétude pour l'économie de la Haute-Mauricie. Les travailleurs «sont pris en otage» dans ce conflit, a-t-elle déclaré.

«C'est déplorable qu'on utilise de telles façons de faire, il y a des industriels, des scieries, des travailleurs qui sont en cause. Bloquer le transport de bois par la route ou par la voie ferrée, ce n'est pas une bonne façon de négocier», a précisé la ministre.

Quant à lui, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a dit suivre d'heure en heure l'évolution de la situation qu'il qualifie «d'inquiétante».

«On a une inquiétude et on regarde la situation de près (...) On ne sait pas qu'est-ce qui peut se produire mais on sait qu'il y a une tension assez vive», a-t-il commenté.

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