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Washington justifie le visa accordé à un élu égyptien islamiste

26/06/2012 04:32 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Le département d'Etat a justifié mardi l'octroi d'un visa à un élu égyptien islamiste appartenant à un mouvement qui figure sur la liste noire anti-terroriste américaine en déclarant n'avoir "aucune raison" de croire qu'il constituait "une menace" pour les Etats-Unis.

Hani Nour El-Dine, membre du groupe salafiste égyptien Gamaa Islamiya, a pu rencontrer de hauts responsables américains au sein d'une délégation égyptienne en visite la semaine dernière aux Etats-Unis, ce qui avait suscité des critiques à l'encontre de l'administration Obama.

La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a rappelé mardi que si les Etats-Unis interdisaient l'entrée de leur territoire aux membres de groupes classés comme terroristes, l'administration pouvait contourner cette règle si elle estimait que cela allait dans le sens des intérêts américains.

"Nous n'avons, aujourd'hui comme hier, aucune raison de croire que cet individu en particulier --qui au moment de sa demande de visa était membre du parlement-- représenterait une menace pour les Etats-Unis", a déclaré Mme Nuland.

"Les temps changent en Egypte; les temps changent dans de nombreux pays du Moyen Orient et d'Afrique du nord. De nouvelles personnalités politiques font leur apparition", a-t-elle poursuivi.

"Il y a davantage de personnes qui souhaitent venir ici, qui veulent nous connaître, apprendre ce que sont les Etats-Unis, qui souhaitent développer des relations avec nous. Et nous avons le même intérêt à leur égard", a ajouté Mme Nuland.

La Gamaa Islamiya a participé, en 1981, à l'attentat qui a coûté la vie au président Anouar el-Sadate, aux côtés des militants du Jihad islamique égyptien.

Cette organisation qui figure sur la liste anti-terroriste de plusieurs pays occidentaux a aussi revendiqué le massacre de Louxor, au cours duquel 62 personnes --en majorité des touristes-- avaient été tuées en 1997.

Son chef spirituel, le cheikh Omar Abdel Rahman, a écopé de la prison à vie pour son implication dans un attentat à New York en 1993.

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