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Poutine salue la position du président palestinien dans le processus de paix

26/06/2012 05:21 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

BETHLÉEM, Territoire palestinien - Le président russe Vladimir Poutine, en visite mardi en Cisjordanie, a salué la position de son homologue palestinien dans les négociations avec Israël, gelées depuis près de quatre ans, et a affirmé que la Russie n'avait aucune objection à reconnaître un futur État palestinien.

M. Poutine a aussi lancé une critique à peine voilée à l'égard d'Israël, en affirmant que les actions unilatérales n'étaient pas constructives. Il faisait apparemment référence aux colonies juives construites sur des territoires revendiqués par les Palestiniens.

Le président russe a fait ces déclarations lors d'une conférence de presse avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au terme de sa visite à Bethléem.

Lors de son passage dans la ville biblique, Vladimir Poutine a inauguré un centre culturel russe et a visité la basilique de la Nativité, construite sur le lieu de naissance présumé de Jésus-Christ.

Les négociations israélo-palestiniennes sur la formation d'un État palestinien ont été rompues en 2008. Les efforts répétés pour les relancer ont échoué à cause des profondes divisions qui séparent Mahmoud Abbas du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

M. Nétanyahou se dit prêt à reprendre les discussions mais rejette toute condition préalable. M. Abbas estime que les négociations ne serviront à rien tant qu'Israël continuera d'étendre les colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, des territoires occupés que les Palestiniens revendiquent pour leur futur État, en plus de la bande de Gaza.

«Nous avons discuté des moyens de surmonter le dilemme du processus de paix israélo-palestinien», a expliqué le président russe. «Je souligne ici la position responsable prise par le président Abbas, et ses efforts pour parvenir à un accord négocié basé sur la solution des deux États.

«Je suis sûr que toutes les actions unilatérales ne sont pas constructives», a-t-il ajouté.

La Russie est un important acteur au Proche-Orient, en partie parce qu'elle est membre du «quartet» de médiateurs, qui comprend aussi les États-Unis, l'Union européenne et les Nations unies. Parmi les membres du quartet, la Russie est considérée comme la plus sympathique à la position des Palestiniens, mais elle n'a pas beaucoup d'influence sur le reste du groupe parce que les États-Unis revendiquent un rôle dominant dans la médiation entre les deux parties.

Face au blocage des négociations de paix, Mahmoud Abbas a tenté de renforcer la position de son camp en cherchant la reconnaissance d'un futur État palestinien par l'ONU. Des diplomates palestiniens ont aussi entrepris une tournée mondiale pour obtenir la reconnaissance individuelle de la Palestine par certains pays.

Plusieurs pays ont déjà reconnu le futur État palestinien, dont la Russie. Vladimir Poutine a déclaré mardi que son pays maintenait sa position à ce sujet.

Plus tard mardi, le président russe s'est rendu en Jordanie pour une rencontre avec le roi Abdallah II. Selon des responsables, ils ont discuté de la crise en Syrie, des efforts de paix au Proche-Orient, du programme nucléaire iranien, et de l'aide apportée par la Russie pour construire un réacteur nucléaire civil et moderniser un terminal pétrolier en Jordanie.

La veille, M. Poutine avait rencontré le premier ministre israélien, qui a demandé à la Russie d'accroître la pression sur l'Iran pour qu'il mette fin à son programme nucléaire.

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