NOUVELLES

Pour la Russie, l'Iran doit participer à une réunion sur la Syrie

26/06/2012 12:44 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mardi lors d'une visite en Jordanie que l'Iran devrait être invité à participer à une réunion le 30 juin à Genève sur la crise en Syrie.

"Il vaut mieux impliquer l'Iran dans ce règlement" de la crise syrienne, a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse après des discussions avec le roi Abdallah II de Jordanie sur les rives de la mer Morte.

Ignorer l'Iran "compliquerait la procédure (...). Il vaut mieux s'assurer de son soutien", a-t-il ajouté, alors qu'il achevait une tournée de deux jours au Proche-Orient.

"Plus nous avons de voisins de la Syrie impliqués dans le processus de règlement, mieux ce sera. Ignorer ces possibilités, ces intérêts, serait contre-productif comme disent les diplomates", a ajouté le président russe.

Son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait auparavant déclaré à la presse que Moscou souhaitait la participation de l'Iran à la réunion de Genève.

Sans conditionner sa propre participation à une invitation de l'Iran, M. Lavrov a insisté: "Il fait saisir cette chance, mais pour que cela arrive, il faut rassembler tous ceux qui ont une influence réelle sur la situation. L'Iran en fait sans aucun doute partie".

"Il faut se mettre d'accord pour pousser toutes les parties syriennes afin qu'elles-mêmes s'assoient à la table des négociations et commencent à s'entendre pour chercher des solutions de consensus", a ajouté le ministre.

"Eux seuls peuvent trouver un accord, et les parties extérieures peuvent les aider à se rassembler", a-t-il estimé.

La réunion à Genève a été souhaitée par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, dont le plan de paix en six points, entré en vigueur théoriquement le 12 avril, est resté lettre morte. Mais l'ONU n'a pas encore confirmé sa tenue.

Si elle a lieu, cette réunion se tiendra au niveau des ministres des Affaires étrangères, selon des sources onusiennes. Elle devrait compter sur la présence des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne).

Vendredi, M. Annan avait souhaité que l'Iran participe aux discussions.

Début juin, M. Lavrov avait déjà estimé "irréfléchi" de vouloir exclure l'Iran d'une conférence internationale sur la Syrie proposée par Moscou. Paris, Washington et Londres avaient en effet refusé d'associer l'Iran à une telle conférence.

as-akh/fc/tp

PLUS:afp