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Paludisme, choléra, malnutrition guettent les 300.000 réfugiés maliens (ONG)

26/06/2012 12:36 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Le paludisme et le choléra, en raison de l'arrivée de la saison des pluies, et la malnutrition, après l'épuisement prochain des vivres bien avant la récolte, guettent les 300.000 Maliens ayant fui les violences dans leur pays, a averti mardi Médecins sans Frontières.

En raison de l'occupation du nord du Mali par des groupes armés depuis près de trois mois, "de nombreuses régions du nord du Mali se vident. Les réfugiés et déplacés se cachent dans la brousse ou partent en masse vers le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie", rappelle MSF, qui chiffre leur nombre à 300.000.

L'organisation humanitaire est présente dans des camps de réfugiés et centres de santé de ces trois pays, ainsi que dans des régions frontalières du Mali où ses équipes "ont assuré plus de 23.000 consultations médicales" depuis février.

"Nous soignons principalement des infections respiratoires, des cas de paludisme et des diarrhées. Ces pathologies sont souvent dues aux conditions de vie extrêmement précaires auxquelles doivent faire face les réfugiés ", constate Marie-Christine Férir, coordinatrice des urgences pour MSF, dans un communiqué.

Le manque d'eau potable et la malnutrition, alors que les réfugiés "dépendent entièrement de l'aide humanitaire", sont relevés par MSF.

Pour les protéger contre la rougeole, "dévastatrice pour des enfants qui vivent dans la promiscuité des camps" et souffrent de "malnutrition chronique", 10.000 enfants ont été vaccinés depuis mars.

Des cas de choléra se sont déclarés au Niger, où 600 malades ont été pris en charge depuis début mai.

"La vulnérabilité des populations réfugiées et l'arrivée de la saison des pluies augmente les risques d'épidémies comme le paludisme et le choléra. De plus, la période de soudure - la période entre les deux récoltes annuelles -débute au mois de juillet et entraîne toujours une augmentation de la malnutrition aiguë", souligne MSF.

Le coup d'Etat militaire qui a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars a précipité la chute de l'immense région désertique du Nord Mali aux mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) et surtout du mouvement islamiste Ansar Dine et de son allié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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