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Maison Blanche: de plus en plus de signes qu'Assad perd la main en Syrie

26/06/2012 01:14 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Les défections au sein de l'armée, les combats proches de Damas et la destruction d'un avion turc par la Syrie sont autant de signes que le régime Assad perd de plus en plus la main, a estimé mardi la Maison Blanche.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney, s'exprimant à bord de l'avion présidentiel Air Force One qui emmenait Barack Obama vers une réunion de campagne, a particulièrement pointé "les défections de membres de haut rang" de l'armée.

"Le régime de Bachar al-Assad perd lentement --trop lentement-- son emprise sur le pays", a déclaré M. Carney à des journalistes.

Jay Carney a également jugé que les violents combats qui avaient lieu mardi à 8 km de Damas autour de positions de la Garde républicaine, corps d'élite chargé de la sécurité de la capitale et de ses banlieues, était "un signal clair" de l'autorité déclinante d'Assad en Syrie.

Un général syrien et deux colonels ont fait défection et sont passés en Turquie dans la nuit de dimanche à lundi, selon une source diplomatique turque, portant à 13 le nombre de défections de généraux syriens sur le sol turc.

Par ailleurs, un F-4 Phantom turc a été abattu vendredi par la Syrie alors qu'il effectuait une mission d'entraînement au-dessus des eaux internationales, selon Ankara. Damas estime qu'il a violé l'espace aérien syrien.

Jay Carney a salué mardi "la réponse mesurée" de la Turquie après la perte de son avion, soulignant que les Etats-Unis et l'Otan "se tenaient aux côtés de la Turquie" et travailleraient à "faire assumer ses responsabilités" au régime Assad.

Les Etats-Unis visent toujours la mise en oeuvre d'une transition politique sans Bachar al-Assad, a répété mardi Jay Carney: "Notre point de vue, c'est que cette transition ne peut pas se faire avec Assad".

Il est "capital que la communauté internationale soit unie" pour travailler à une transition politique en Syrie, a-t-il estimé, alors que l'émissaire international Kofi Annan tâche de mettre en place une réunion des grandes puissances samedi à Genève pour évoquer son plan de sortie de crise en six points.

La Russie, traditionnel allié de Damas, devrait participer à la réunion de samedi, selon l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine. Mais Moscou, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a estimé mardi que l'Iran devait aussi y prendre part, ce à quoi les Occidentaux s'opposent.

"Nous avons eu des rencontres productives avec la Russie", a déclaré Jay Carney. "Mais il n'y a pas de doute quant au fait que nous avons des avis différents" sur certains points, a-t-il ajouté.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est entretenue mardi avec Kofi Annan pour évoquer l'éventuelle réunion de Genève, a par ailleurs déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Victoria Nuland.

"Notre point de vue sur une participation de l'Iran n'a pas varié, étant donné le soutien apporté par Téhéran au régime et son attitude permanente vis-à-vis de la Syrie", a répété Mme Nuland: "Nous ne pensons pas que l'Iran puisse apporter une contribution utile aux discussions".

Mme Clinton doit rencontrer son homologue russe jeudi à Saint-Pétersbourg.

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