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L'UA a besoin de plus de moyens pour déployer sa force régionale anti-LRA

26/06/2012 05:23 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

L'Union africaine (UA) a besoin de fonds supplémentaires afin de pouvoir déployer sur le terrain les 5.000 hommes prévus pour traquer l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), ont indiqué mardi des responsables de l'UA et de l'ONU.

Cette force régionale de 5.000 soldats doit être fournie par quatre pays qui se situent dans la zone d'opération de la LRA --l'Ouganda, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, et le Soudan du Sud-- et l'UA sera chargée de coordonner les opérations des différents contingents.

"Nous avons des promesses de la part des quatre pays mais le problème est maintenant de trouver les ressources" pour que les contingents puissent être équipés convenablement et déployés, a indiqué le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale Abou Moussa lors d'une conférence de presse.

L'UA a l'intention de réunir régulièrement les donateurs potentiels "pour obtenir leur contribution afin de mener à bien ce programme", a-t-il dit. Il a cité l'Union européenne, les Etats-Unis et certains pays africains non précisés. Il n'a pas chiffré les besoins.

Une première réunion est prévue jeudi. Mercredi, M. Moussa doit présenter au Conseil de sécurité une stratégie régionale pour combattre la LRA, axée sur la coopération régionale, la réinsertion des enfants-soldats enrôlés dans la LRA et le développement économique des régions affectées.

Les 5.000 hommes prévus "seront déployés dès que nous aurons les moyens suffisants pour les entretenir sur le terrain", a expliqué Francisco Madeira, envoyé spécial de l'Union africaine sur la LRA, soulignant que la zone où opère la LRA est "aussi grande que la France" et que les soldats qui sont déjà sur place "manquent de presque tout".

Jan Egeland, de Human Rights Watch, a souligné que des "contributions civiles sont aussi nécessaires", venant de donateurs, de l'ONU et d'ONG, en faveur des victimes de la LRA.

Apparue à la fin des années 1980, la LRA avait pour objectif de remplacer le gouvernement ougandais par un régime fondé sur les Dix commandements. Son chef Joseph Kony est inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants.

avz/mdm

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