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Le pétrole tente de rebondir, dans un marché offrant peu de soutien

26/06/2012 10:02 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole tentaient de rebondir mardi à New York, dans un marché plombé par la nervosité des courtiers à l'approche d'un sommet européen crucial, alors que s'amenuisaient les craintes de perturbation de l'offre en brut dans le golfe du Mexique.

Vers 13H30 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août reprenait 13 cents à 79,34 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le brut est à nouveau sous pression et peine à trouver des facteurs de soutien alors que nous nous approchons de la fin de semaine et du sommet européen" de Bruxelles, jeudi et vendredi, a relevé John Kilduff, du fonds d'investissement spécialisé dans l'énergie Again Capital.

"Le centre de l'attention est véritablement la macroéconomie ces jours-ci", a-t-il ajouté.

L'Espagne a dû concéder, mardi, des taux en très nette hausse au lendemain de l'abaissement de la note de 28 banques du pays par l'agence de notation financière Moody's.

La pression sur les prix de l'or noir était en outre accentuée par la remontée du dollar face à la monnaie unique européenne qui repartait en-dessous du seuil de 1,25 dollar, dans un contexte d'inquiétudes vives pour la zone euro.

En effet, la hausse du billet vert rend moins attractifs les achats d'actifs libellés en dollars, comme les matières premières, pour les acheteurs munis d'autres devises.

Du côté de l'offre, la tempête tropicale Debby, première à menacer cet été les installations pétrolières du golfe du Mexique, s'éloignait de la région qui contribue au quart de la production américaine d'or noir, "et devrait s'affaiblir encore jusqu'à mercredi", selon les experts de JPMorgan Chase.

"A mesure que les conditions (climatiques) s'améliorent, nous nous attendons à ce que les producteurs reprennent leur travail sur les plateformes de la région", ont-ils ajouté.

Selon les autorités américaines, le personnel de 189 plateformes sur les 596 que compte le golfe du Mexique avait été évacué lundi alors que Debby, formée dans le sud-est des Etats-Unis, se rapprochait de la côte nord de la Floride.

Mais le brut, notamment le Brent, restait "soutenu par les risques sur l'offre", ont indiqué les analystes de Commerzbank, notant qu'une grève entamée dimanche dans le secteur pétrolier norvégien se poursuivait.

ppa/sl/sam

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