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Le FMI se dit "prêt à soutenir l'Egypte" après l'élection de Mohamed Morsi

26/06/2012 10:01 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué mardi qu'il était "prêt à soutenir l'Egypte", après l'élection de Mohamed Morsi à la présidence du pays.

"L'Egypte fait face à des défis économiques immédiats considérables, et en particulier à la nécessité de faire repartir la croissance et de corriger le déséquilibre du budget et celui des comptes extérieurs", a indiqué un porte-parole du Fonds dans un bref communiqué transmis à la presse.

"Le FMI se tient prêt à soutenir l'Egypte pour relever ces défis et il est impatient de travailler en coopération étroite avec les autorités" égyptiennes, a-t-il ajouté.

Revenant sur la victoire annoncée dimanche de M. Morsi, issu des Frères musulmans, à la présidentielle, le porte-parole du Fonds note que "l'élection d'un nouveau président est une étape importante pour le progrès de la transition en Egypte".

Le FMI discute depuis le début de l'année avec l'Egypte d'un programme de réformes économiques sur lequel le pays pourrait s'engager en contrepartie de l'octroi d'une assistance financière du Fonds d'environ 3,2 milliards de dollars.

Les négociations entre les deux parties, difficiles depuis de longs mois, ont été bloquées par le processus électoral en l'absence de consensus national sur les engagements auxquels le pays pourrait souscrire.

Mi-mai, peu de temps avant la présidentielle, le Fonds avait appelé l'Egypte à "voir au-delà du court terme".

Sans nier l'importance qu'il y a pour le pays à s'"attaquer rapidement" à un certain nombre de difficultés de court terme, le directeur du FMI pour l'Afrique du Nord, le Proche et le Moyen-Orient, Masood Ahmed, avait estimé que "le véritable objectif" était "de s'attaquer aux problèmes [...] à l'origine de la révolution" ayant chassé du pouvoir le président autocrate Hosni Moubarak en février 2011.

En avril, le Fonds avait indiqué qu'il était prêt à conclure un accord avec les autorités égyptiennes mais qu'il était pour cela nécessaire que la classe politique du pays se mette d'accord au préalable sur un certain nombre de points, et en particulier sur l'adoption d'une loi de finances.

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