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Investissements en hydrocarbures: le Québec serait mal vu par le monde

26/06/2012 09:14 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - En raison de la surréglementation et de l'indécision du gouvernement dans le dossier de l'exploration gazière, le Québec est devenu l'une des pires provinces au Canada pour les investissements pétroliers et gaziers, affirme le rapport d'enquête Global Petroleum Survey 2012 publié mardi par l'Institut Fraser.

Selon l'enquête menée auprès de dirigeants de sociétés pétrolières et gazières internationales, le Québec ne devance que le Nouveau-Brunswick parmi les provinces et territoires canadiens producteurs de pétrole et de gaz. À l'échelle internationale, la province s'est classée 101e sur 147 territoires par rapport à 92e sur 136 en 2011.

Gerry Angevine, l'économiste principal au Centre mondial de recherche sur les ressources naturelles de l'Institut Fraser et coauteur du rapport d'enquête, a expliqué par voie de communiqué que les dédoublements, la réglementation environnementale jugée coûteuse et incohérente, et l'incertitude fiscale découragent les investissements pétroliers et gaziers au Québec.

Cette année, l'enquête souligne les préoccupations du secteur de l'énergie à l'égard des études environnementales menées par Québec sur les effets de la fracturation hydraulique. Les dirigeants interrogés craignent en effet que le processus privilégie les groupes d'intérêt aux dépens du développement du gaz de schiste.

Le mauvais classement du Québec s'explique aussi par l'incertitude entourant les zones protégées et des règlements sur le travail ainsi que des contrats d'emploi trop restrictifs.

Le Manitoba s'est classé premier parmi les provinces canadiennes et au 5e rang mondial dans l'enquête de 2012, suivi par la Saskatchewan (13e rang mondial) et l'Alberta (21e rang mondial). L'Oklahoma, le Mississippi et le Texas arrivent en tête du classement; en queue de classement figurent la Bolivie, le Venezuela et l'Iran.

Le rapport Global Petroleum Survey 2012 vise à évaluer et à classer le climat d'investissement des différentes régions du monde productrices de pétrole et de gaz. Au total, 623 répondants ont rempli le questionnaire d'enquête cette année, ce qui a permis de recueillir suffisamment de données pour évaluer 147 territoires.

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