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Centrafrique: des renforts militaires centrafricains devraient être envoyés sur le site d'Areva

26/06/2012 09:54 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Des renforts militaires centrafricains devraient être envoyés sur le site du groupe français de nucléaire civil Areva attaqué dimanche par des rebelles dans le sud-est du pays, a déclaré mardi à l'AFP une source proche du haut commandement militaire.

"Des renforts militaires devraient être envoyés sur les lieux mardi" à Bakouma, lieu de l'attaque du site d'Areva, a dit cette source.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas été officiellement identifiés.

Lundi, une source militaire anonyme avait accusé les rebelles tchadiens du Front populaire pour le redressement (FPR) du +général+ Baba Laddé" mais mardi, une autre source militaire centrafricaine, toujours anonyme, a cette fois-ci désigné la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

"Les rebelles ougandais de la LRA (...) ont été reconnus par les habitants dont beaucoup ont fui pour se cacher à l'église catholique ou en brousse", a affirmé cette source.

"Les rebelles ayant occupé le site ont ensuite pillé les locaux, emportant des ordinateurs portables, des vivres, notamment des sacs de farine, des cartons de sucre, etc... Ils ont détruit aussi des ordinateurs de bureau avant de se retirer lundi dans l'après-midi", a encore précisé la source.

Lundi, un communiqué de l'armée a fait état d'un "violent accrochage" à Bakouma entre l'armée centrafricaine et "un groupe d'hommes armés non identifiés".

Selon les bilans officiels, il n'y a pas eu de morts lors de l'attaque proprement dite dimanche mais un villageois a été tué près du site peu auparavant par les agresseurs, selon une source militaire anonyme.

Areva a souligné qu'il ne s'agissait que d'une action de pillage. En septembre 2010, 7 collaborateurs d'Areva avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'uranium d'Arlit au Niger. Quatre d'entre eux sont encore otages du groupe islamiste.

Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, rebelles, coupeurs de routes et braconniers. La LRA et le FPR y sont actifs.

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