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Burhan Ghalioun, l'un des principaux opposants, dit s'être rendu en Syrie

26/06/2012 02:50 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Burhan Ghalioun, une figure majeure de l'opposition syrienne, a affirmé à l'AFP s'être rendu mardi en Syrie pendant quelques heures, sa première visite au pays depuis plus de deux ans, où il a eu des "discussions avec les révolutionnaires" et a circulé à Idleb.

M. Ghalioun, membre du bureau exécutif du Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'opposition dont il a été président, a ajouté que sa visite avait constitué "un appui moral" aux rebelles, dans une déclaration par téléphone depuis la Turquie, juste après sa sortie du territoire syrien.

"Cette visite est aussi une sorte de consolation à nos concitoyens qui ont été victimes des massacres et d'assassinats" des forces du régime, a-t-il ajouté.

M. Ghalioun a expliqué qu'il venait d'arriver en Turquie après sa visite en Syrie, où il s'est rendu dans plusieurs zones de la province d'Idleb (nord-ouest), frontalière de la Turquie et bastion rebelle.

Il n'était plus revenu au pays depuis "deux ans et quelques mois", c'est-à-dire avant le début de la révolte populaire lancée le 15 mars 2011 contre le régime du président Bachar al-Assad, a-t-il expliqué.

Il a aussi souligné "les dangers de la visite, le bombardement ne s'arrêtant jamais. Mais nous avons pris nos précautions et nous nous sommes remis à Dieu".

Mais le régime "s'effrite à tel point qu'il ne parvient plus à contrôler quoique ce soit. Nous avons circulé dans plusieurs zones d'Idleb, et c'est clair que le régime perd le contrôle sur le terrain", a assuré l'ancien chef du CNS.

Sur l'une des vidéos de la visite de M. Ghalioun diffusées sur internet par les militants, on le voit portant une abaya (longue robe masculine) et un keffieh rouge, et s'agenouillant pour embrasser le sol.

Sur une autre, il apparaît entouré de jeunes assis par terre et à côté des éléments en treillis militaire munis de mitrailleuses. "Nous sommes venus demander de vous et vous voir", dit-il alors qu'on lui offre le café.

Sur une troisième vidéo, l'un des jeunes lui dit que "le temps presse". M. Ghalioun se lève, remet le keffieh et des lunettes noires puis s'enfonce dans une voiture chevrolet arborant le "drapeau de la révolution". Devant elle, une mercedes noire avec l'inscription "l'Armée syrienne libre" à l'avant.

La voiture démarre avec l'opposant faisant le signe de la victoire au milieu de cris "Que Dieu soit avec toi", "Que Dieu te protège".

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