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Avion militaire turc abattu par la Syrie: Ankara menace Damas de représailles

26/06/2012 04:05 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

ANKARA, Turquie - Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi que l'armée turque répondrait à toute violation future de sa frontière par des éléments militaires syriens. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions entre les deux pays, après qu'un avion de chasse turc eut été abattu vendredi par les forces syriennes.

«Les règles de l'engagement des forces armées turques ont changé», a affirmé M. Erdogan. «Tout élément militaire qui approche de la frontière turque en provenance de la Syrie, en posant un risque et un danger au niveau de la sécurité, sera considéré comme une menace et traité comme une cible militaire», a-t-il déclaré.

Il a ajouté que des hélicoptères syriens avaient violé l'espace aérien turc à cinq reprises récemment, sans que l'armée turque ne riposte.

La Syrie affirme que l'avion turc abattu vendredi a violé son espace aérien. Selon les autorités turques, l'appareil s'est égaré involontairement dans l'espace aérien syrien, mais ils se trouvait dans l'espace aérien international quand il a été abattu.

Le Conseil de l'Atlantique Nord, la plus haute instance gouvernante de l'OTAN, s'est réuni mardi à Bruxelles à la demande de la Turquie dans le cadre de cette affaire.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a qualifié l'incident d'inacceptable et a affirmé que l'Alliance le condamnait «dans les termes les plus fermes». Il a exprimé sa solidarité avec la Turquie, mais sans évoquer une action de représailles.

Selon des diplomates, cette réunion a été convoquée en vertu de l'article 4 du traité de l'OTAN, qui prévoit que les pays membres «se consulteront chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties sera menacée».

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