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Ajournement du procès du premier cadre du régime Kadhafi à être jugé

26/06/2012 08:39 EDT | Actualisé 26/08/2012 05:12 EDT

Le procès de Bouzid Dorda, le premier haut responsable du régime Kadhafi à être jugé en Libye depuis la mort du dictateur déchu, a été ajourné mardi à la demande de la défense qui a réclamé davantage de temps pour préparer le dossier.

"Nous n'avons pas achevé l'examen de l'affaire en raison de la taille du dossier", a déclaré l'avocat de M. Dorda, Daw al-Mansouri, faisant valoir qu'il comptait plus de 500 pages.

Le procès a été renvoyé au 10 juillet.

Lors de l'ouverture du procès le 5 juin, les juges avaient lu les six chefs d'inculpation pesant sur l'ancien chef des services du renseignement extérieur de Mouammar Kadhafi. Ce dernier avait plaidé non coupable.

Il lui est notamment reproché d'avoir ordonné de tirer à balles réelles sur des manifestants anti-régime lors de l'insurrection qui a entraîné la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

M. Mansouri a indiqué à la presse qu'il n'y avait "pas d'obstacle pour communiquer avec le prévenu", précisant qu'il ne l'avait pas rencontré depuis la dernière audience mais avait pu lui parler par téléphone.

M. Dorda, qui a besoin de béquilles pour marcher, n'a pas fait de déclaration lors de l'audience.

Une source médicale a indiqué à l'AFP qu'il était soigné et se rétablissait bien après une rupture de la hanche. Selon des sources proches du dossier, il souffre d'une fracture à la hanche après avoir sauté d'une fenêtre lors d'une tentative d'évasion.

Ex-Premier ministre sous Kadhafi, M. Dorda avait remplacé Moussa Koussa à la tête des services de renseignements extérieurs en 2009. Il avait également occupé le poste de représentant de la Libye à l'ONU durant une dizaine d'années.

En commençant à juger les responsables de l'ancien régime, Tripoli souhaite prouver à la communauté internationale qu'elle est capable de tenir des procès équitables.

Les nouvelles autorités souhaite notamment juger Seif Al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, qui fait également l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes contre l'humanité commis pendant la répression de la révolte.

La Libye, qui a obtenu l'extradition par la Tunisie de l'ancien Premier ministre al-Baghdadi al-Mahmoudi, tente aussi de se faire remettre Abdallah Senoussi, ex-chef de renseignements intérieurs et beau frère de Kadhafi, arrêté en Mauritanie et visé par un mandat d'arrêt de la CPI.

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