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Barack Obama regrette l'autorisation du contrôle au faciès en Arizona

25/06/2012 12:59 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT
AP

Le président américain Barack Obama a exprimé lundi des regrets après la décision de la Cour suprême de ne pas rejeter une disposition très controversée d'une loi sur l'immigration adoptée en Arizona, qui autorise les contrôles au faciès.

Il s'est en revanche dit satisfait que trois autres dispositions de cette loi aient été retoquées: "Je suis content que la Cour suprême ait rejeté des dispositions clés de la loi sur l'immigration de l'Arizona".

"Mais en même temps, je reste inquiet des conséquences pratiques de la disposition de cette loi qui perdure et qui permet aux forces de l'ordre locales de vérifier le statut migratoire de quelque personne que ce soit pour peu qu'elles la suspectent d'être aux Etats-Unis illégalement", ajoute le président dans un communiqué.

"Aucun Américain ne devrait vivre ainsi suspecté juste à cause de son apparence", conclut-il.

Par cinq voix contre trois, la haute Cour a approuvé le point de vue du gouvernement fédéral sur trois dispositions de la loi sur l'immigration de l'Arizona, qui ont donc été retoquées: l'obligation pour tout immigré de pouvoir présenter des papiers à tout moment; l'interdiction de travailler ou de rechercher un emploi en l'absence de papiers; et l'arrestation sans mandat de tout individu soupçonné d'être clandestin.

Dans une claire victoire pour les opposants du gouvernement Obama, la Cour a en revanche refusé à l'unanimité de retoquer la disposition de la loi autorisant des contrôles sans motif du statut migratoire de toute personne. Elle a jugé "injustifié" de rejeter cette mesure "avant que les tribunaux de l'Etat aient la possibilité de l'interpréter et sans preuve que son application soit en conflit avec la loi fédérale sur l'immigration et ses objectifs".