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L'Espagne n'entend pas modifier son style juste pour contrer Ronaldo

25/06/2012 04:00 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

GNIEWINO, Pologne - L'Espagne n'a pas modifié son style de jeu pour gagner ses récents titres, et elle n'a pas l'intention de le faire davantage contre Cristiano Ronaldo.

Le Portugal misera sur Ronaldo lors du match demi-finale de l'Euro contre les champions en titre, un second face à face ibérique en autant de tournois après la victoire de l'Espagne en route vers sa conquête de la Coupe du monde.

Un total de huit joueurs du Real Madrid sont répartis entre les rivaux ibériques, ce qui fait que les deux équipes se connaissent très bien.

Les tenants du titre ont toutefois clairement fait savoir lundi qu'ils ne prévoient aucun changement majeur simplement pour contrer Ronaldo.

«Nous n'avons rien prévu, nous jouons de la même façon quel que soit le rival, a déclaré le milieu de terrain espagnol, Xabi Alonso, qui a contribué à plusieurs des 60 buts de Ronaldo à Madrid la saison dernière. Nous pouvons évidemment apporter de petits ajustements, le surveiller de plus près et limiter son espace. Mais jouer en équipe est la meilleure façon d'arrêter n'importe quel joueur.»

Ronaldo a enfin trouvé son meilleur niveau avec le Portugal à l'Euro 2012, marquant trois buts lors des victoires successives aux dépens des Pays-Bas et de la République tchèque.

Deux ans après la victoire de 1-0 de l'Espagne contre le Portugal au deuxième tour de la Coupe du monde, le match de mercredi à Donetsk, en Ukraine, aura certainement des relents de la rivalité en championnat d'Espagne.

Le style de l'Espagne axé sur le jeu de passes et la possession du ballon rappelle celui de Barcelone, tandis que les contre-attaques du Portugal sont plus proches de style de jeu du Real Madrid et de son entraîneur portugais, Jose Mourinho.

Les joueurs espagnols étaient peu enclins aux généralisations avant ce qui sera probablement leur match le plus difficile depuis leur verdict nul de 1-1 contre l'Italie à leur premier match de groupe.

«Le Portugal utilise un système différent de celui du Real Madrid, mais il est vrai que l'un de ses points forts c'est la contre-attaque, a reconnu l'attaquant Cesc Fabregas. Et ils forment aussi une équipe capable de contrôler le ballon grâce à des joueurs comme (Joan) Moutinho et (Raul) Meireles. Si j'étais l'entraîneur et que j'avais le punch en attaque de Cristiano Ronaldo et Nani sur les ailes, je voudrais aussi jouer de cette façon.»

Fabregas connaît son meilleur tournoi avec l'Espagne, lui qui était habituellement limité au rôle de réserviste derrière Xavi Hernandez. Mais l'absence de David Villa en raison d'une blessure a obligé l'entraîneur Vicente del Bosque à modifier sa formation et Fabregas était le candidat idéal pour agir comme attaquant en maraude, un poste qu'il occupe parfois à Barcelone.

Si le Portugal mise sur Ronaldo, Fabregas n'est pas la réponse de l'Espagne à Lionel Messi avec le FC Barcelone.

«Je ne me comparerai jamais à Messi, ce qui serait une plaisanterie, a déclaré Fabregas, qui a marqué deux buts. Je ne pense pas que nous devrions même mentionner le nom de Messi dans cette affaire car il n'est pas là. Et c'est un joueur très différent de moi. Il est le meilleur joueur de l'histoire du football. J'apprécie ce rôle et la liberté qu'elle me donne. J'essaie juste de faire ce que l'entraîneur me demande.»

Les joueurs espagnols ont mentionné que le décès de l'ancien joueur de Liverpool et du Real Betis, Miki Roque, d'un cancer dimanche leur a fourni une source d'inspiration supplémentaire pour conserver le trophée, d'autant plus qu'elle survient peu de temps après la mort de l'entraîneur espagnol Manolo Preciado.

«Il y avait déjà de nombreuses raisons pour gagner ce Championnat d'Europe et de perdre deux personnes qui faisaient autant partie du football espagnol nous fournit une motivation supplémentaire», a déclaré Fabregas.

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