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Les Etats-Unis déplorent un "échec cuisant" de l'ONU en Syrie

25/06/2012 06:28 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice a déploré lundi "l'echec cuisant" de l'ONU en Syrie et a renouvelé son appel à des sanctions pour faire pression sur Damas, au cours d'un débat aux Nations unies sur la protection des civils dans les conflits.

"Depuis plus d'un an ce Conseil s'est montré incapable de protéger la population syrienne des actions brutales de son gouvernement", a-t-elle affirmé, soulignant que la répression menée par Damas "est devenue de plus en plus répréhensible et dangereuse pour la paix et la sécurité internationales".

"Nous devons prendre des mesures efficaces, y compris en imposant des sanctions sous le chapitre 7 (de la charte de l'ONU) pour faire pression" sur Damas, a-t-elle réaffirmé. "C'est une honte de voir ce Conseil rester passif plutôt que de se mobiliser", a-t-elle ajouté.

Son homologue britannique Mark Lyall Grant a réclamé une "action ferme pour contraindre le régime syrien" à mettre fin à la violence et à appliquer le plan de paix du médiateur Kofi Annan. "Nous sommes désormais engagés dans un ultime effort pour ranimer le plan Annan", a-t-il averti.

"La communauté internationale n'a pour l'instant pas réussi à protéger la population civile" en Syrie, a également constaté l'ambassadeur français Gérard Araud. "Il est maintenant plus que jamais nécessaire que le Conseil adresse un message ferme aux autorités syriennes".

Les membres du Conseil doivent entendre mardi matin un exposé de la situation en Syrie -- où la Mission d'observateurs de l'ONU a suspendu ses activités -- fait par un des adjoints de M. Annan, Nasser al-Qidwa.

Il s'agira de la première intervention de M. al-Qidwa devant le Conseil qui a déjà entendu à plusieurs reprises M. Annan ou son autre adjoint Jean-Marie Guehenno.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni travaillent sur un projet de résolution au Conseil qui menacerait Damas de sanctions économiques. La Russie et la Chine ont déjà bloqué deux résolutions sur la Syrie au Conseil depuis le début de la crise syrienne en mars 2011.

avz/sf

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