NOUVELLES

Euro-2012 - L'élimination des pays hôtes n'a pas gâché la fête

25/06/2012 10:41 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

L'élimination des pays hôtes, Ukraine et Pologne, dès la phase de poules de l'Euro-2012, a attristé Ukrainiens et Polonais, réduit quelque peu l'intérêt pour le tournoi en lui même, mais n'a pas gâché la fête pour autant.

L'atmosphère est d'autant plus positive en Ukraine que le pays a relevé le pari de l'organisation alors beaucoup en occident prédisaient le chaos.

Les quelque 900.000 supporteurs étrangers qui se sont rendus dans cette ex-république soviétique, selon les premières estimations officielles, semblent dans l'ensemble satisfaits.

"C'est bien préparé en Ukraine", se réjouit l'Autrichienne Gabriele Rechberger, une représentante de l'"ambassade pour les fans", centre d'information pour les supporteurs à Kiev, louant l'"hospitalité" des Ukrainiens.

"Tous se passe bien mieux que ce que j'avais imaginé!" se félicite un voyagiste français habitué des grands évènements sportifs.

Pris par l'humeur festive, les Ukrainiens continuent de se réunir dans les "fan-zones" aménagées et fréquentées même après l'élimination de l'équipe nationale d'Andrei Shevchenko.

Dimanche soir, ils étaient quelque 35.000 à suivre le quart opposant Italie et Angleterre.

"L'Euro est chouette, c'est triste qu'il s'achève"

Si l'ambiance y était plus calme et le nombre de spectateurs nettement inférieur par rapport aux jours de matches de la sélection ukrainienne -jusqu'à 160.000 supporters s'y entassaient-, l'élan patriotique restait vif, avec drapeaux ou tee-shirts aux couleurs nationales bleu et jaune.

"L'Ukraine a été davantage critiquée, mais chez nous l'ambiance s'est avérée meilleure, plus agréable et tranquille, qu'en Pologne", se réjouit Olexandre, un Kiévien de 40 ans.

Artem Serdioukov, un homme d'affaires de 45 ans, est venu à Kiev de Tcherkassy (centre): "C'est plus intéressant ici que chez moi ou dans un bar, il y a beaucoup de gens, tous de bonne humeur".

Il soutient l'Italie "comme tout le monde ici". "La victoire des Anglais contre nous n'était pas méritée", explique-il en référence au but ukrainien non accordé à tort par l'arbitre de ce match.

"L'Euro est chouette, c'est triste qu'il s'achève déjà", résume Olexandre Chamraï, une lycéenne de Kiev.

En Pologne, la tendance est la même. La "fan-zone" de Varsovie, qui accueillait jusqu'à plus de 100.000 personnes quand la Pologne jouait, n'attire plus autant. Mais c'est loin d'être désert. Quelque 16.000 supporteurs ont suivi dans cet espace samedi soir le quart de finale France-Espagne. La plupart supportaient l'équipe espagnole, à en juger par le nombre de tee-shirts aux couleurs de la "Roja".

Et plus de 10.000 supporteurs ont suivi le quart Allemagne-Grèce vendredi soir dans la "fan-zone" de Gdansk, malgré la pluie. Il y avait beaucoup d'Allemands et de Grecs, bien sûr, mais la majorité des gens présents étaient des Polonais. Selon la municipalité de Gdansk, entre 15.000 et 20.000 supporteurs au total (stade et fan-zone compris) sont venus pour ce match d'Allemagne et au moins 10.000 de Grèce. Le jour de ce match, quelque 30.000 spectateurs ont fréquenté la "fan-zone" de Varsovie, dont beaucoup de parents et d'enfants, s'est félicitée la municipalité.

D'autres images resteront. Des centaines d'habitants de Bydgoszcz, ville du nord-ouest de la Pologne, se sont recueillis jeudi dernier au bord de la rivière où s'est noyé un jeune supporteur irlandais, venu assister à l'Euro.

Les cafés et restaurants d'un quartier touristique de la ville eurent leurs vitrines décorées de drapeaux irlandais, de fleurs et de photos du jeune supporteur frappées d'un ruban noir.

Plus joyeux, à Varsovie, les petits drapeaux polonais accrochés aux voitures n'ont pas disparu en même temps que l'équipe nationale et continuent à flotter au vent, comme un parfum de fête qui se prolonge.

bur-ant-mrm/pgr/nip

PLUS:afp