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Euro-2012 - Italie: Du jeu et des coups, Prandelli prépare déjà l'Allemagne

25/06/2012 11:10 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

Le sélectionneur de l'Italie Cesare Prandelli promet de "prendre des risques" contre l'Allemagne en demi-finale de l'Euro-2012, jeudi, tout en rappelant que son équipe sait "donner quelques coups" quand il le faut.

"Nous devons prendre des risques et pas défendre dans notre surface de réparation, a affirmé Prandelli lundi à Cracovie, camp de base de son équipe. Je préfère prendre un but en contre-attaque plutôt que passer 20 minutes à souffrir."

Attaquer, mais aussi bien défendre face à l'attaque protéiforme de l'Allemagne. Devant l'euphorie soulevée par la qualification contre l'Angleterre (0-0, 4 t.a.b. à 2), l'entraîneur italien rappelle que son équipe avait des problèmes en défense avant le quart de Kiev. "Je garde un caillou dans la chaussure, comme ça, je n'oublie pas", dit-il.

"Nous savons aussi tacler et donner quelques coups", a prévenu Prandelli avant de se frotter aux avants allemands, qui peuvent changer 100% de leur ligne d'attaque à trois sans en pâtir, comme ils l'ont fait entre le dernier match de poule et le quart victorieux contre la Grèce (4-2).

"Ils jouent avec un attaquant axial, avec des milieux excentrés qui attaquent et offrent de la profondeur et avec une +mezzapunta+" (une demi-pointe, c'est-à-dire un neuf et demi), a expliqué Prandelli.

"Mais l'aspect tactique est le dernier des problèmes, nous sommes toujours forts pour trouver l'équilibre", a enchaîné le "CT" (commissario tecnico, prononcer: "tchiti"), rappelant que son équipe avait eu 68% de la possession de balle contre les Anglais.

"Quand tu as cette capacité, il faut l'exploiter", a-t-il insisté.

Ses deux saisons à développer un jeu offensif n'ont pas été englouties dans les changements tactiques en défense juste avant l'Euro. Contre l'Angleterre, l'Italie a dominé. Et comme elle gardé sa culture défensive, comme le soulignait Gianluigi Buffon, le fameux "équilibre" est atteint.

Contre l'équipe de Joachim Löw, il faudra cependant se montrer plus réaliste devant le but, mais Prandelli a défendu son duo d'attaque Antonio Cassano-Mario Balotelli, celui qu'il a toujours annoncé depuis août 2010 mais qui ne s'est formé réellement qu'à l'Euro, entre blessures et problèmes disciplinaires des deux joueurs.

Il est bon d'avoir "des Cassano, même pour 40-50 minutes, a dit Prandelli. Il a joué quatre matches après des mois d'inactivité, mais hier (dimanche), il a plus payé le rythme du match que la fatigue. C'était le match le plus difficile pour Balotelli et Cassano".

"Fantantonio" a été victime d'un malaise cardiaque le 31 octobre.

Quant au controversé buteur de Manchester City, "Balotelli m'a beaucoup plu, il devait faire sortir les défenseurs centraux et il l'a fait, a estimé son entraîneur. Sur les quatre, cinq occasions, il a toujours été là, il lui a manqué un peu de chance et de lucidité, mais sa sortie est vraiment très honorable."

Le sélectionneur a également regretté que les Allemands, qui ont joué vendredi, disposent de deux jours de récupération de plus. "L'UEFA va devoir résoudre le problème du calendrier. Où on rallonge le tournoi, ou on trouve des solutions. Sinon, on aura des finales avec peu de spectacle", a-t-il dit.

Il a également évoqué le souvenir du légendaire Italie-Allemagne en demi-finale du Mondial-1970 (4-3 a.p.). "Pour nous les gamins de 14 ans, c'était +le match+. Je me souviens l'avoir vu à la télé avec mon père, ç'a été ma plus grande joie dans le foot".

Cette fois, il sera sur l'écran.

eba/sk

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