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Deux Iraniens arrêtés au Kenya inculpés de possession d'explosifs

25/06/2012 01:12 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

Deux ressortissants iraniens, dont la récente arrestation au Kenya a permis, selon la police, la découverte d'explosifs, ont été inculpés lundi par un tribunal de Nairobi de "possession d'armes en vue de provoquer des blessures", selon l'acte d'accusation.

D'après l'acte d'accusation, la justice leur reproche la détention de 15 kg de RDX, un puissant explosif découvert à Mombasa après leur arrestation grâce, selon la police, aux renseignements fournis par les deux suspects.

Les deux Iraniens, présentés comme Ahmed Mohamud et Said Mausud par les documents judiciaires, ont nié les accusations. Ils n'étaient pas représentés par un avocat.

L'ambassade d'Iran à Nairobi n'a pu être jointe.

Le ministère iranien des Affaires étrangères avait indiqué samedi à Téhéran chercher à obtenir des informations sur ses deux ressortissants, refusant de faire d'autre commentaire.

Selon les sites spécialisés, le RDX est un des explosifs militaires les plus puissants à l'heure actuelle. Mélangé à du PETN (penthrite), il permet la fabrication du Semtex. Il est également le principal composant du C-4 et de nombreux explosifs de la famille des plastics.

L'un des deux hommes avait été arrêté mercredi à Nairobi et l'autre jeudi à Mombasa (sud-est du Kenya), selon une source policière.

Le tribunal a prolongé leur détention jusqu'à mercredi, jour où il se prononcera sur leur demande de mise en liberté provisoire. Le Parquet a dit s'opposer à leur remise en liberté, en raison des risques de fuite.

Dimanche soir, un attentat à la grenade a fait trois morts et des dizaines de blessés dans un bar d'un quartier populaire de Mombasa, principale ville de la côte kényane.

Quarante-huit heures auparavant, l'ambassade avait publié une mise en garde, alertant ses ressortissants "sur une menace imminente d'attaque terroriste à Mombasa".

Plusieurs villes kényanes, dont Nairobi et Mombasa, ont été visées par des attentats depuis que l'armée kényane est entrée en octobre en Somalie pour combattre les shebab et que les insurgés islamistes somaliens ont promis des représailles.

Les autorités kényane attribuent ces attentats aux shebab, qui ne les ont jamais revendiqués.

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