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Crise étudiante: les élections plutôt que la médiation, pour le ministre Bachand

25/06/2012 11:47 EDT | Actualisé 25/08/2012 05:12 EDT

PARIS - Le ministre québécois des Finances, Raymond Bachand, rejette l’idée d’une médiation pour résoudre le conflit étudiant, et soutient que la solution réside désormais dans la tenue d’élections générales cet automne.

«La seule sortie de crise possible est à travers la tenue d’élections (…) Nous sommes en campagne préélectorale pour un scrutin fort probable à l’automne», a déclaré le ministre au quotidien français Le Monde, qui consacre la moitié de son dernier cahier «Géo&Politique» au printemps québécois.

Dans cette entrevue, le ministre écarte sans réserve l’idée de recourir à une médiation pour sortir de l’impasse. «Le budget de l’État ne se gère pas par l’entremise de médiateurs. Les deux tiers de l’électorat appuient la position du gouvernement», a-t-il tranché.

De la même manière, il n’envisage nullement que les négociations avec les leaders étudiants, rompues depuis le 31 mai, puissent reprendre leur cours.

«Ils ne veulent pas négocier. Il y aura discussion quand ils seront prêts à accepter le principe d’une hausse des frais. Sur les trois fédérations estudiantines, l’une d’entre elles, la Classe, exige un gel, et les deux autres ne veulent pas se désolidariser», a dit M. Bachand.

En préambule de l’entrevue, Le Monde rappelle — sous la plume de la journaliste Martine Jacot, grande spécialiste du Québec — que Raymond Bachand est l’un des membres du gouvernement Charest qui «s’exprime le plus souvent — et sans ambages — sur la crise sociale» que traverse le Québec.

Pendant cet entretien, le ministre a fermement défendu la hausse des droits de scolarité et l’adoption du projet de loi 78 (qui ont très mauvaise presse en France), tout comme il a pleinement assumé d’avoir assimilé les étudiants à des «radicaux», des «marxistes» et des «communistes».

«Avant l’adoption de la loi 78, une centaine de jeunes gens en chemises noires sont entrés à la faculté de droit de l’UQAM, bousculant et expulsant des amphis les étudiants prêts à reprendre les cours. Le droit à l’éducation est un droit fondamental. Les injonctions des tribunaux pour la reprise des cours étaient ignorées. Il fallait une loi très dure, sinon c’était l’anarchie», a-t-il soutenu.

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