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Washington et des pays du PO saluent l'élection de M. Morsi en Egypte

24/06/2012 02:48 EDT | Actualisé 24/08/2012 05:12 EDT

Washington et des pays du Proche-Orient ont salué dimanche l'élection du candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi comme premier président de l'Egypte après la chute d'Hosni Moubarak.

Washington a félicité le nouveau président égyptien et appelé l'Egypte à rester un "pilier de la paix dans la région". "Nous pensons qu'il est important que le président élu (Mohamed) Morsi prenne en ce moment historique des mesures pour faire avancer l'unité nationale en consultant tous les partis sur la formation d'un nouveau gouvernement", a indiqué la Maison-Blanche.

Avec 51,73% des voix, Mohamed Morsi a battu dimanche Ahmad Chafiq, ultime Premier ministre d'Hosni Moubarak, et est devenu le premier président démocratiquement élu depuis la chute de M. Moubarak, contraint à la démission en février 2011 après une révolte populaire.

En Egypte, l'évêque Pachomius, chef par intérim de l'Eglise copte orthodoxe d'Egypte, a félicité M. Morsi, selon la télévision publique. Mais de nombreux Coptes ont affirmé avoir voté pour Ahmad Chafiq, disant craindre pour leurs droits en cas d'arrivée d'un islamiste au pouvoir.

Le Qatar a quant à lui, "félicité l'Egypte et son peuple ainsi que son président élu, Mohamed Morsi, pour le succès de la démocratie". Doha a salué "le rôle du Conseil suprême des forces armées (CSFA, au pouvoir en Egypte) et des magistrats égyptiens qui ont permis le succès de cette expérience".

Israël a rendu hommage au "processus démocratique" qui a permis à M. Morsi d'accéder à la présidence, indiquant qu'il "entend poursuivre sa coopération avec le gouvernement égyptien sur la base du traité de paix" signé en 1979.

Pour le mouvement islamiste palestinien Hamas - au pouvoir à Gaza- "c'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Egypte. Il s'agit d'un revers pour le programme de normalisation et la coopération sécuritaire avec l'ennemi" (israélien), a déclaré à l'AFP Mahmoud Zahar, un haut dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza.

La victoire de M. Morsi a été fêtée dans la liesse et au son de rafales d'armes automatiques à Gaza.

A Ramallah (Cisjordanie), le négociateur Saëb Erakat a transmis les "félicitations" de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas au nouveau président égyptien.

Au Liban, à Saïda - grande ville à majorité sunnite du sud - des partisans la Jamaa Islamiya, groupe ayant des affinités idéologiques avec les Frères musulmans, ont organisé des célébrations dans les rues.

Téhéran a félicité "le peuple égyptien pour sa victoire dans cette élection et la présidence du Dr Mohamed Morsi, et rend hommage aux martyrs du pays".

L'Iran "confiant, souhaite le progrès et un succès de plus en plus important au peuple égyptien, présent en masse sur la scène politique et sociale".

En Irak, le président du Parlement Osama al-Nujaifi, a souhaité à "l'Egypte et à son peuple sécurité, stabilité et prospérité durant la période à venir".

Pour leur part, les Emirats arabes unis expriment "l'espoir de voir les efforts converger maintenant pour assurer la stabilité" de l'Egypte.

Au Koweït, l'émir, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, a souhaité que le nouveau président puisse "réaliser les aspirations des Egyptiens à la prospérité, la sécurité et la stabilité".

Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa a estimé que les élections "ont renforcé la voie de la démocratie en Egypte".

De son côté, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a exprimé "l'attachement de l'Algérie au renforcement de ses relations de fraternité avec l'Egypte et à l'élargissement de tous les domaines de coopération au mieux des intérêts de nos deux peuples frères".

A Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a évoqué un "moment historique pour l'Egypte", se réjouissant de l'engagement de M. Morsi à former un gouvernement ouvert.

Le président français François Hollande a assuré que la France est "prête à travailler" M. Morsi et souhaite l'établissement en Egypte d'"un système politique démocratique et pluraliste".

"Il importe aujourd'hui que la transition, commencée en février 2011, se poursuive", estime-t-il, afin que "s'établisse en Egypte un système politique démocratique et pluraliste et un Etat de droit garantissant les libertés civiles et politiques de tous les citoyens comme des minorités".

Enfin, pour Rome, l'élection de M. Morsi "est un pas en avant pour consolider les institutions et renforcer l'amitié" avec l'Italie.

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