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Un médecin bahreïni condamné à un an de prison met fin à sa grève de la faim

24/06/2012 06:19 EDT | Actualisé 24/08/2012 05:12 EDT

L'un des médecins bahreïnis condamnés à la prison pour soutien à la contestation chiite a annoncé dimanche avoir mis fin à une grève de la faim de quatre jours destinée à dénoncer le jugement.

Saïd al-Samahiji, condamné à un an de prison en appel, a expliqué que sa grève faisait partie d'une campagne de protestation contre un jugement "politique".

Une cour d'appel de Bahreïn a réduit le 14 juin les peines prononcées à l'encontre de médecins et membres du personnel médical de l'hôpital de Salmaniya, à Manama.

Le procès en première instance de ces 15 médecins et 5 membres du personnel médical, qui ont affirmé avoir été torturés en détention, avait été critiqué par les défenseurs des droits de l'Homme.

Neuf d'entre eux ont été condamnés en appel à des peines de un mois à cinq ans de prison, et neuf autres, dont des femmes, ont été acquittés. Deux personnes, condamnées en septembre dans la même affaire, n'ont pas été rejugées car elles sont en fuite.

Par ailleurs, le Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite, a annoncé qu'un manifestant touché par une balle à la tête lors d'une marche vendredi était dans un "état critique" après avoir subi une opération.

Ali al-Mowali a été blessé alors qu'il protégeait le chef du Wefaq, cheikh Ali Salmane, qui a été plus légèrement touché par des balles en caoutchouc à l'épaule et au dos, selon le mouvement.

Les autorités avaient interdit la manifestation qui a été dispersée par les forces de police, en expliquant qu'elle menaçait la sécurité des citoyens.

Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation du régime, animé par des chiites et réclamant une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Le point fort du mouvement était survenu de février à mars 2011, avant d'être violemment réprimé par les autorités. Des manifestations réclamant des réformes politiques ont néanmoins continué depuis.

Selon Amnesty International, 60 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte.

bur/mh/cco

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