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Le Premier ministre irakien doit partir pour laisser la place aux réformes (Sadr)

24/06/2012 01:27 EDT | Actualisé 24/08/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre Nouri al-Maliki doit partir pour que des réformes puissent être menées en Irak, a affirmé dimanche le puissant chef chiite Moqtada al-Sadr, ajoutant que ses députés soutiendraient un vote de défiance si nécessaire contre M. Maliki.

"Les réformes sont le principal objectif, retirer la confiance (au Premier ministre NDLR) devrait précéder les réformes", a dit M. Sadr devant les journalistes dans la ville sainte de Najaf.

"Nous voulons faire la prière, mais notre prière ne sera pas bonne tant qu'on n'a pas d'abord fait les ablutions", a-t-il expliqué, une métaphore signifiant que "les réformes ne peuvent être réalisées sans exercer de pression sur le gouvernement".

M. Sadr a dit ne pas vouloir être à l'initiative d'une motion de censure, mais qu'il soutiendrait une telle démarche: "Je ne veux pas retirer la confiance, personne ne le veut, mais notre première et dernière requête est la réforme et le partenariat, non pas la marginalisation".

Il a également répété que si les votes de son bloc parlementaire étaient nécessaires pour détrôner M. Maliki, il les fournirait: "Je l'ai déjà dit et je le redis, et c'est une promesse de ma part aux autres blocs, si leurs votes atteignent les 124 (...) j'y ajouterai les 40 manquants".

Moqtada Sadr, chef du bloc parlementaire Ahrar, important membre de la coalition du gouvernement d'union national de M. Maliki, avait auparavant critiqué le Premier ministre, le qualifiant de "dictateur" et l'accusant de chercher à annuler ou reporter les élections.

L'Irak connaît sepuis plusieurs mois une crise politique qui s'est déclarée en décembre, au moment du retrait des troupes américaines d'Irak, sous l'impulsion d'Iraqiya, bloc laïque dominé par les sunnites. Les dirigeants kurdes et sadristes sont depuis également entrés en conflit avec M. Maliki.

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