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Des avocats rejoignent la contestation contre la hausse des prix au Soudan

24/06/2012 03:46 EDT | Actualisé 24/08/2012 05:12 EDT

Des avocats soudanais se sont joints dimanche au mouvement de contestation anti-régime grandissant qui touche le Soudan, déclenché par la hausse du prix des biens de première nécessité, ont indiqué des témoins.

Ces avocats ont manifesté à proximité du tribunal à Al-Obeid, chef lieu de la province du Kordofan-Nord, où certains ont été arrêtés, ont rapporté les témoins.

Par ailleurs, une centaine d'étudiants d'une université d'Al-Obeid ont également manifesté et réclamé la chute du régime du président Omar el-Béchir, tandis que d'autres protestataires se sont rassemblés sur le principal marché de la ville, selon la même source.

La police a dispersé ces manifestations à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, ont-ils ajouté, comme c'est souvent le cas depuis le début d'une vague de contestation le 16 juin à Khartoum.

Les manifestations contre l'augmentation des prix ont été lancées par des étudiants devant l'Université de Khartoum. Elles se sont élargies et touchent actuellement de nombreux quartiers de la capitale ainsi que plusieurs villes du pays.

La capitale elle-même est restée relativement calme dimanche, mais la police anti-émeute était déployée préventivement, notamment devant l'Université de Khartoum, a indiqué un correspondant de l'AFP.

Un des principaux partis d'opposition, Oumma, a reçu l'ordre de la part d'officiers de la sécurité de ne pas organiser de rassemblement public dans ses locaux, a indiqué un dirigeant du parti.

"Nous allons évoquer cela avec notre bureau politique et décider quoi faire", a déclaré le secrétaire général du parti, Ibrahim al-Amine.

Des centaines de personnes ont participé à une rencontre portant sur la hausse des prix la semaine dernière au siège du parti Oumma, avant une tentative de manifestation mise en échec par des tirs de gaz lacrymogène par la police.

L'inflation grimpe chaque mois au Soudan, dépassant 30% en mai, selon des chiffres officiels, et risque de grimper encore avec le plan d'austérité annoncé mercredi par le gouvernement, en particulier la suppression de subventions aux carburants.

it/cnp/feb

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