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Canoë-kayak: Mark De Jonge, de Halifax, obtient sa place aux Jeux de Londres

24/06/2012 02:54 EDT | Actualisé 24/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le bassin olympique de l’île Notre-Dame a été le théâtre d’une grande course, qui a cependant mis fin aux espoirs de Richard Dober fils de participer à ses troisièmes Jeux olympiques.

Mark de Jonge, de Halifax, a enregistré le temps le plus rapide de l’histoire du K-1 200 m, dimanche, pour devancer le Trifluvien dans le second affrontement des deuxièmes sélections nationales de canoë-kayak de vitesse.

Déjà vainqueur de la première finale, samedi, de Jonge a du coup remporté le deux de trois qui l’opposait à Dober et mis la main sur le dernier laissez-passer disponible pour les kayakistes et canoéistes canadiens en vue des Jeux olympiques de Londres.

Il rejoint ainsi Ryan Cochrane (K-2), Émilie Fournel (K-1), Hugues Fournel (K-2), Jason McCoombs (C-1 200 m), Mark Oldershaw (C-1 1000 m) et Adam van Koeverden (K-1 1000 m), déjà sélectionnés.

De Jonge, qui a qualifié le pays au K-1 200 m pour Londres en finissant sixième aux derniers mondiaux, avait battu le Québécois de 837 millièmes de seconde samedi. Dimanche, il l’a devancé de 565 millièmes, réussissant un chrono de 33,804 s. L’ancienne marque de référence était de 33,980 s.

«Je voulais faire mon meilleur temps. Je n’étais jamais descendu sous les 35 secondes, a dit Dober, qui a enregistré un chrono de 34,369. Je n’ai pas gagné, mais je me suis dépassé. Je peux en retirer de la satisfaction.»

Le résidant de Trois-Rivières a tenté une remontée à la fin, mais en vain.

«Je me suis toujours dit que j’étais le spécialiste du 250 m, malheureusement, ça n’existe pas, a-t-il blagué. Je pense que j’ai exécuté une course pas mal proche de la perfection. J’étais cuit à la fin, je n’aurais pas pu y aller plus fort.»

Évidemment déçu de ne pas s’envoler vers la capitale britannique, Dober a eu de bons mots pour de Jonge.

«Mark est dans le processus olympique depuis 2004. Il n’a pas été chanceux lors des deux derniers Jeux, mais là c’est sa chance, a dit Dober. Je suis confiant qu’il va être impressionnant à Londres.»

Le Néo-Écossais, qui s’était fracturé un doigt de la main gauche en avril et n’avait pas pu participer aux premières sélections nationales et aux Coupes du monde en mai, a à tout le moins été impressionnant dimanche et devient un espoir de médaille cet été.

«C’est un bon gars, il travaille fort et est respectueux. Ce serait le fun qu’il ait une médaille, ce serait bon pour notre sport», a ajouté le Québécois, qui a visiblement beaucoup d’estime pour son compatriote.

Quant à Dober, 9e du K-4 1000 m et 16e au K-2 500 m à Athènes, puis 6e en K-2 500 m à Pékin, il doit faire le deuil d’une troisième participation au plus grand rendez-vous sportif de la planète.

Il surmontera toutefois sa déception sereinement.

«Le canoë-kayak, ce n’est pas juste un résultat, c’est toute une expérience. J’ai rencontré mon épouse en Pologne en raison du kayak et elle est enceinte de quatre mois et demi. J’ai des amis incroyables un peu partout à travers le monde qui m’ont fait découvrir de nouvelles choses. Ça ne serait jamais arrivé si je n’avais pas fait de kayak.»

Vice-champion mondial en 2006, il devrait poursuivre sa carrière sportive.

«Je suis un passionné de canoë-kayak. Je ne pense pas que c’est fini. Je suis capable de retomber vite sur mes pieds», a affirmé le chiropraticien avant de ranger son bateau et rejoindre sa conjointe.

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