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Au moins 34 morts en Syrie, dont 16 soldats dans le nord (ONG)

24/06/2012 07:15 EDT | Actualisé 24/08/2012 05:12 EDT

Seize soldats ont été tués dimanche à l'aube dans des combats avec des rebelles dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui a fait état par ailleurs de la mort de 18 autres personnes, en majorité des civils.

"Au moins 16 soldats ont péri dans des combats avec des rebelles, qui se sont déroulés à Daret Azza, à la périphérie d'Atareb et près d'un barrage militaire dans le village de Kafar Halab", a précisé l'OSDH.

L'organisation a indiqué en outre qu'"un certain nombre de soldats" avaient fait défection dans cette région, après une attaque des rebelles contre un escadron. "Les rebelles ont saisi beaucoup d'armes", a ajouté l'OSDH.

Alep, deuxième ville de Syrie, est restée longtemps à l'écart du mouvement de contestation anti-régime lancé en mars 2011, avant de se mobiliser progressivement, sous l'influence notamment des étudiants de l'université.

Dans cette ville, le conducteur d'un minibus a été abattu par des hommes armés dans le quartier de Khaldiyé. Et dans la province, un couple a été tué par l'explosion d'obus dans la localité rebelle d'Andane que l'armée tente de reprendre depuis des jours.

Ailleurs dans le pays, trois rebelles, deux civils dont une enfant et un soldat ont péri à Deir Ezzor (est), où l'armée intensifie ses bombardements.

A Homs (centre), où plusieurs quartiers restent aux mains des rebelles, trois insurgés ont été tués aux abords du quartier symbole de Baba Amr, repris en mars par l'armée.

Plus au nord, dans la province de Lattaquié (nord-ouest), un rebelle a péri dans les combats qui se déroulaient dans la montagne kurde, selon la même source.

Dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest), trois civils ont été tués, dont un par des tirs sur des funérailles de militaires. Un soldat a également péri dans l'explosion d'une bombe au passage de son véhicule près de la localité d'Ariha.

Dans le Sud, à Deraa, berceau de la contestation, un civil a été tué à Al-Jizé par des tirs des forces régulières.

Le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a déploré le déferlement des violences en Syrie où "personne ne contrôle rien".

"Il est devenu normal d'avoir 100 morts tous les jours", a-t-il déclaré à l'AFP, en dénonçant l'"absence de décisions de la communauté internationale" au sujet de la crise en Syrie.

Le régime a intensifié ces derniers jours la répression avec le pilonnage sans relâche des bastions rebelles, des assauts et des opérations sécuritaires, selon l'OSDH.

Samedi a encore été une journée particulièrement sanglante avec la mort d'au moins 116 personnes, dont 77 civils, selon l'ONG.

rm-am-ram/cco

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